Les récents événements au Venezuela et en Iran semblent marquer un tournant géopolitique. Partout, des populations expriment leur refus des ingérences extérieures et des narratifs imposés, signalant un réveil collectif face à des décennies de politiques perçues comme hégémoniques. Un vieil adage rappelle qu’un empire n’est jamais aussi puissant qu’à la veille de sa chute. Cette maxime résonne aujourd’hui avec une acuité particulière pour le bloc d’influence souvent désigné comme anglo-américano-sioniste, dont les fondations paraissent ébranlées.
La fenêtre d’action stratégique de cette puissance dominante se referme. Contrainte, elle recourt de plus en plus à la force brute – assassinats ciblés, renversements d’États, pressions économiques et campagnes médiatiques agressives – révélant ainsi son essence derrière le vernis des principes affichés. Cette politique de la puissance nue, menée par des élites au service d’intérêts financiers globaux, s’accompagne d’une décadence morale visible, évoquant les derniers jours des empires historiques.
Pourtant, cette démonstration de force masque une faiblesse structurelle croissante. L’arme traditionnelle de la propagande perd de son efficacité. Les exemples se multiplient : des millions d’Iraniens sont descendus dans la rue pour soutenir leur gouvernement national, rejetant la thèse d’une révolte populaire spontanée. De même, une prise de conscience globale émerge concernant les crises sanitaires et les manipulations économiques, sapant la crédibilité des institutions internationales.
L’empereur est nu. Son arrogance et son mépris, désormais exposés au grand jour, alimentent une résistance asymétrique mais déterminée. Le véritable enjeu n’est plus de savoir si ce système vacillant tombera – son effondrement semble inéluctable sous le poids de ses propres contradictions –, mais de préparer l’après. La question centrale est d’éviter de répéter les erreurs du passé en cherchant à réformer l’irréformable.
Des alternatives émergent déjà dans les interstices du vieux monde, des communes locales aux modèles d’auto-gouvernance, prouvant que la créativité humaine, fondée sur la coopération et l’entraide, est la ressource la plus précieuse. L’union des peuples, face à l’union des oligarchies, dessine l’horizon d’un futur post-impérial. Quand la tyrannie se fait loi, la résistance devient un devoir. Et cette résistance, désormais mondiale, est en marche.