Une mobilisation encadrée et plus calme que les précédentes
Mardi 6 octobre, environ 120 personnes se sont rassemblées devant le lycée Joseph‑Fourier, à Auxerre, avant de se rendre en délégation à la direction des services départementaux de l'Éducation nationale (DSDEN). Après deux journées de mobilisation lycéenne les jeudi 1er et vendredi 2 octobre, l'appel à la mobilisation a, cette fois, été relayé et encadré par des syndicats, des enseignants et des représentants de parents d'élèves.
Les participants — parmi lesquels figuraient des élèves de Joseph‑Fourier et du lycée Jacques‑Amyot — ont porté des revendications convergentes. Les motifs évoqués visaient autant des questions nationales que locales : l'abandon de Parcoursup, la surcharge des classes, la difficulté d'assurer les remplacements de professeurs et l'état des locaux.
Les syndicats prennent la parole
Olivier Thiebaut, professeur d'histoire‑géographie au lycée Joseph‑Fourier et représentant de la FSU, a expliqué que la présence syndicale visait à structurer et protéger la mobilisation, notamment après des incidents impliquant des forces de l'ordre lors des rassemblements précédents. Le ton mardi était plus calme et nettement moins tendu que lors des journées antérieures.
"Nous avons des revendications similaires : l'abandon de Parcoursup, les classes surchargées, la difficulté d'assurer les remplacements, l'état des locaux" — Olivier Thiebaut (FSU)
Ce que demandent les manifestants
- Suppression ou réforme de Parcoursup, perçue comme génératrice d'inégalités et de stress pour les lycéens.
- Renforts pédagogiques pour réduire les effectifs et assurer les remplacements.
- Investissements pour des locaux conformes et sûrs.
Quatre lycéennes, venues de Joseph‑Fourier et de Jacques‑Amyot, ont été reçues avec la délégation auprès de la DSDEN pour porter ces demandes. Les organisateurs ont insisté sur la nécessité d'un cadre protecteur pour les élèves, afin d'éviter les heurts observés les jours précédents.
Enjeux locaux et perspectives
À Auxerre, comme ailleurs, ces mobilisations interrogent la capacité des services académiques à répondre rapidement à des besoins matériels et humains. Les revendications, bien qu'alignées sur des débats nationaux, prennent une dimension concrète dans les établissements : locaux vieillissants, classes pleines, absences non remplacées. La rencontre avec la DSDEN doit permettre d'obtenir des réponses pratiques, notamment sur les modalités de remplacement et des perspectives d'investissement pour les bâtiments.
| Lieu | Participants (approx.) | Acteurs présents |
|---|---|---|
| Lycée Joseph‑Fourier | ~120 | Lycéens, enseignants, syndicats, parents |
| Direction des services départementaux (DSDEN) | Délégation reçue | 4 lycéennes, représentants syndicaux |
La mobilisation pourrait se poursuivre selon l'évolution des échanges avec l'académie. Pour les familles et les personnels éducatifs de l'Yonne, le suivi des réponses de la DSDEN sera décisif pour savoir si les demandes déboucheront sur des mesures concrètes en matière de postes, de remplacements et de rénovation des locaux.