Une bande dessinée née d’une histoire familiale
La journaliste et éditorialiste Alix Girod de l’Ain publie une bande dessinée qui propose une autre lecture de Saint‑Tropez, au‑delà des images touristiques habituelles. L’ouvrage, sobrement intitulé « Saint‑Tropez expliqué à ceux qui disent Saint‑Trop’ », mêle mémoire personnelle et observations sur les usages et codes du village provençal.
Le récit s’appuie sur une saga familiale ancrée dans le lieu : les grands‑parents de l’auteure, arrivés de Marseille en voilier, ont contribué à la vie locale dès l’après‑guerre. Ces racines offrent un point d’attache pour raconter Saint‑Tropez autrement que par ses cartes postales et son image mondaine.
« Mes grands‑parents se sont rappelés à moi quand j’ai commencé à écrire ce livre sur Saint‑Tropez »
Un portrait loin des clichés
Plutôt qu’une simple chronique touristique, la BD décrit un monde où la convivialité, la générosité et l’élégance populaire coexistent avec l’essor touristique. Le grand‑père, figure centrale du récit, est dépeint comme un personnage généreux et sans prétention, dont les choix de vie et d’accueil ont façonné le quotidien familial et la perception du village.
Le ton de l’ouvrage a été décrit par l’auteure comme affectueux et lucide : il interroge ce que signifie appartenir à un lieu qui devient mythe et montre comment une histoire personnelle peut éclairer des transformations urbaines et sociales.
Ce que les lecteurs trouveront
- Des souvenirs d’enfance ancrés dans des lieux concrets (hôtels, villas, quartiers).
- Une relecture des codes tropéziens, loin des postures et des clichés.
- Un mélange d’illustration et de texte qui vise à restituer une atmosphère plus intime du village.
| Élément | Information |
|---|---|
| Titre | « Saint‑Tropez expliqué à ceux qui disent Saint‑Trop’ » |
| Auteure | Alix Girod de l’Ain |
| Genre | Bande dessinée / récit autobiographique |
Pour les lecteurs du département de l’Ain, l’intérêt tient aussi à la filiation du nom : la graphie « de l’Ain » attire l’attention et pose une passerelle entre une correspondance littéraire et notre territoire, même si l’œuvre porte sur une autre région. Le livre invite à repenser les images convenues et rappelle que derrière les façades connues se cachent des histoires familiales et des pratiques locales souvent ignorées.
La BD s’adresse tant aux habitués de Saint‑Tropez qu’à ceux qui le connaissaient uniquement par les vitrines médiatiques : elle offre une promenade sensible et documentée dans un village qui se redécouvre à travers le prisme d’une famille.