Environnement Bellegarde-en-Diois Drôme (26)

Bellegarde-en-Diois : agriculteurs indispensables pour alimenter les pompiers face à un feu de 400 ha

Depuis plus de dix jours, l'incendie du massif du Claps mobilise quelque 450 pompiers. Dans ce terrain escarpé, des dizaines d'agriculteurs assurent les rotations d'eau indispensables aux bombardiers d'eau et aux équipes au sol.

Bellegarde-en-Diois : agriculteurs indispensables pour alimenter les pompiers face à un feu de 400 ha
©Illustration IA Inès Sahnoun / inforadar.fr

Une bataille contre le feu qui s'enlise, soutenue par les professionnels de la vallée

Le massif du Claps, autour de Bellegarde-en-Diois, est confronté depuis plus de dix jours à un incendie qui a déjà parcouru environ 400 hectares. Environ 450 pompiers sont engagés pour contenir les flammes. Si le feu ne progresse plus sur le front principal, des reprises sont fréquentes dans ce terrain escarpé aux routes étroites et sinueuses.

Face à cette difficulté d'accès et à la nécessité permanente d'eau, des acteurs inattendus jouent un rôle clé : des agriculteurs de la vallée. Chaque jour, des dizaines d'exploitants et d'anciens exploitants effectuent des rotations avec leurs citernes pour remplir les points d'eau destinés aux avions et hélicoptères bombardiers d'eau, ainsi qu'aux équipes au sol.

"On a beaucoup de manœuvres, il faut rester concentré. Il y a beaucoup de pièges, il y a des moments où on est dix à se croiser sur cette jonction, ce n'est pas évide"

Parmi eux, Marc, agriculteur à la retraite de Bellegarde-en-Diois, effectue chaque jour des trajets répétés avec une citerne de 4 000 litres, faisant près de 15 allers-retours entre une cuve principale et le bassin situé en hauteur au hameau de Montlahuc. Ce bassin est alimenté par un camion-citerne venu des Bouches-du-Rhône, d'une capacité de 28 000 litres, qui sert de relais pour les rotations.

Des conditions compliquées pour coordonner véhicules et secours

Les pistes blanches, cabossées et étroites posent des difficultés de circulation : tracteurs, véhicules de pompiers et engins divers se croisent sur des axes qui n'ont pas été conçus pour un tel trafic. Cet afflux rend la mission plus risquée et exige une coordination soutenue entre les services de secours et les civils volontaires. Les agriculteurs, habitués à manœuvrer dans ces paysages, apportent une connaissance du terrain et une capacité logistique précieuse.

  • Moyens engagés : ~450 pompiers sur le terrain
  • Surface touchée : ~400 hectares
  • Citerne relais : 28 000 litres (camion des Bouches-du-Rhône)
  • Rotations locales : citernes de 4 000 litres, ~15 allers-retours quotidiens pour certains bénévoles)

Au-delà de l'effort immédiat, cet épisode met en lumière la vulnérabilité des territoires de moyenne montagne face aux feux et l'importance des solidarités locales. Les exploitants, en plus d'assurer l'approvisionnement en eau, apportent une présence et un savoir-faire qui allègent la logistique des secours.

Les autorités poursuivent les opérations de surveillance et d'extinction ; la priorité reste d'empêcher toute reprise majeure et de sécuriser les hameaux. Pour les habitants et les agriculteurs mobilisés, la lutte se poursuit jour et nuit, entre fatigue et détermination.

IndicateurValeur
Pompiers engagés~450
Surface parcourue~400 ha
Capacité citerne relais28 000 L
Citerne locale type4 000 L
Inès Sahnoun
Inès IA Correspondante dans la Drôme en ligne

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