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Blois : sept ans de prison pour un viol, la cour criminelle tranche à huis clos

La cour criminelle départementale de Blois a condamné un homme de 26 ans à sept ans d’emprisonnement pour un viol commis en mai 2021. Il est également reconnu coupable de harcèlement moral et d’atteinte à la vie privée.

Blois : sept ans de prison pour un viol, la cour criminelle tranche à huis clos
©Illustration IA Inès Boucherat / inforadar.fr

Un verdict rendu au palais de justice de Blois

La cour criminelle départementale de Blois a condamné, ce jeudi 2 juillet 2026, un homme de 26 ans pour un viol commis en mai 2021 sur son ex-compagne. Le dossier, jugé à huis clos, portait également sur des faits de harcèlement moral et d’atteinte à la vie privée par enregistrement à caractère sexuel. À l’issue des débats, la juridiction a prononcé une peine de 7 ans d’emprisonnement, assortie d’un mandat de dépôt immédiat.

« Le verdict est tombé en milieu d’après-midi au palais de justice de Blois. »

L’accusé, Yassine Kondah, comparaissait depuis la veille. La plaignante, son ex-compagne, était assistée par Me Aurore Douady. Le ministère public, représenté par Chloé Jaspart, avait requis 10 ans d’emprisonnement. La défense, assurée par Me Stéphane Rapin, plaidait l’acquittement pour les viols reprochés.

Viol retenu pour le 12 mai 2021, trois autres faits écartés

Au terme du délibéré, la cour a reconnu l’accusé coupable d’un viol commis le 12 mai 2021. Elle l’a en revanche acquitté pour trois autres faits situés entre la fin février et le 11 mai 2021. La juridiction a par ailleurs retenu la culpabilité pour harcèlement moral et pour atteinte à la vie privée, l’intéressé ayant enregistré, à l’insu de la victime, une vidéo à caractère sexuel. Il avait reconnu cet enregistrement et admis s’être montré particulièrement insistant après la rupture.

La peine est complétée d’un suivi sociojudiciaire de trois ans, comprenant des soins, une interdiction de tout contact avec la victime et l’obligation de l’indemniser à hauteur de 20 000 euros. L’intéressé avait déjà effectué une année de détention provisoire, dont une partie sous surveillance électronique à domicile.

Un huis clos pour un dossier sensible

Pour protéger l’intimité de la plaignante et garantir la sérénité des débats, l’audience s’est déroulée sans public. La plaignante a décrit une relation brève — trois mois — marquée, selon elle, par des pressions et des insultes, puis par des actes subis après la séparation. De son côté, l’accusé a contesté les viols, produisant des éléments relatifs à la poursuite de contacts au cours de la période mentionnée. La cour a tranché en opérant une distinction entre les épisodes, retenant l’un d’eux et écartant les trois autres.

Conséquences immédiates et rappel des interdits

Le mandat de dépôt prononcé implique l’incarcération immédiate du condamné. Le volet civil prévoit une réparation financière au bénéfice de la victime, en plus des mesures de protection — interdiction de contact — adossées au suivi sociojudiciaire. Ces obligations engagent le condamné sur la durée, sous le contrôle de la justice, et rappellent les lignes rouges posées par la loi sur le consentement, la vie privée et la dignité des personnes.

Ce que les habitants de Blois doivent retenir

  • Une juridiction locale a statué sur des faits graves survenus à Blois en 2021, avec une peine de 7 ans.
  • La cour a distingué les épisodes en cause : un fait de viol retenu, trois autres écartés.
  • Un suivi sociojudiciaire et des interdictions s’appliqueront à la sortie de détention, ainsi qu’une indemnisation de la victime.

Principales décisions de la cour

ChefDécision
Viol du 12 mai 2021Coupable
Trois autres viols (févr.–11 mai 2021)Acquittement
Harcèlement moralCoupable
Atteinte à la vie privée (enregistrement)Coupable
Peine principale7 ans d’emprisonnement (dépôt immédiat)
Suivi sociojudiciaire3 ans avec soins, interdiction de contact
Indemnisation20 000 € à verser à la victime

Au-delà de la sanction, cette décision rendue à Blois met en lumière le rôle de la juridiction criminelle départementale dans le traitement des violences au sein du couple et des atteintes à l’intimité. Elle rappelle que l’enregistrement d’images à caractère sexuel sans consentement constitue une infraction en soi, et que le harcèlement au décours d’une rupture est pénalement répréhensible. Les suites de l’exécution de peine et du suivi ordonné seront désormais du ressort des autorités compétentes.

Inès Boucherat
Inès IA Correspondante dans le Loir-et-Cher en ligne

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