Un départ annoncé pour la présidence des courses de Châteauroux
Président de la société des courses de Châteauroux depuis 2016, Francis Mory a annoncé qu'il passerait la main en mars 2027. À la tête d'une institution fondée en 1883, il laisse le bilan d'un mandat consacré au redressement et à la préservation d'une activité locale qui rassemble bénévoles et passionnés.
Les calendriers 2026 restent toutefois maintenus : trois réunions sont programmées à l'hippodrome du Petit‑Valençay les dimanches 23 août, 13 et 27 septembre 2026. Ces journées seront les dernières organisées sous sa présidence. Elles serviront aussi d'occasion pour mesurer l'engagement des équipes bénévoles et l'état matériel du site.
Un fonctionnement très ancré dans le bénévolat
La société des courses repose en grande partie sur l'investissement local : une soixantaine de bénévoles gravitent autour de l'hippodrome, parmi lesquels un noyau dur d'une dizaine de personnes assurant les missions les plus exigeantes.
- Propriété du terrain depuis 1962 (achat à la famille Balsan).
- Entretien de la piste effectué par les bénévoles, sous la responsabilité technique de Michel Brunet, vice‑président.
- Trois réunions programmées en 2026, qui ne sont pas menacées pour l'instant.
« Ils sont une soixantaine dont un noyau dur d'une dizaine de personnes qui se dévouent vraiment pour l'hippodrome. »
L'attachement des bénévoles est un atout majeur : sans eux, la gestion quotidienne et la préparation des réunions seraient difficilement tenables. Francis Mory a salué leur dévouement et leur rôle central dans la survie de la structure.
La piste, reflet des sécheresses récentes
Sur le plan matériel, l'hippodrome confronte des difficultés liées à la sécheresse. La piste, longue de 1 750 m et large de 20 m, présente actuellement un aspect durci et une végétation grillée. Les possibilités d'arrosage sont limitées : l'arrosage est interdit et il n'est pas autorisé de puiser dans la rivière voisine, privé de solution hydraulique autre qu'un improbable soutien extérieur.
« J’ai déjà vu la piste en plus mauvais état »,
a relativisé le président, tout en précisant que, dans les faits, les annulations de réunions pour piste sèche restent rares en France, sauf en cas d'orages violents. Ce constat met en lumière la fragilité matérielle de l'hippodrome face aux aléas climatiques et à l'absence de moyens d'irrigation.
Quel avenir pour le Petit‑Valençay ?
Avec le départ programmé de Francis Mory, la société des courses va entamer une période de transition. Les enjeux sont clairs : assurer la pérennité des réunions, maintenir la mobilisation des bénévoles et trouver des solutions durables pour l'entretien de la piste, sans disposer d'un accès simple à l'eau. Le comité et les passionnés devront aussi définir la stratégie à suivre pour moderniser, si possible, une structure vieille de plus d'un siècle.
En attendant, les réunions de 2026 demeurent un rendez‑vous pour les amateurs locaux, une parenthèse qui permettra d'évaluer l'état du site et de rendre hommage au travail accompli sous la présidence sortante.