Un décès dans des bâtiments squattés remet en lumière l’avenir du site
Un homme d’une quarantaine d’années, apparemment sans domicile fixe, a été retrouvé sans vie ce mercredi dans l’une des petites maisons situées à proximité de la maison de repos « Les Moulins à Cailloux », à Tournai. La découverte a été faite par une femme qui vivait elle aussi dans cet abri de fortune. Le parquet a été informé et une enquête a été ouverte pour préciser les circonstances du décès.
Au‑delà du drame humain, cet événement met en exergue l’état précaire d’un ensemble de constructions qui appartiennent au CPAS et sont à l’abandon depuis plusieurs années. Le site comprend environ 45 petites maisons, régulièrement occupées par des personnes en situation de grande précarité et parfois investies par des consommateurs de stupéfiants, selon des riverains.
Des travaux annoncés mais décalés
La présidence du CPAS avait récemment annoncé la démolition d’une partie des habitations : quinze maisons doivent être rasées cet été, tandis que les autres (environ trente) restent pour l’heure en étude pour leur sécurisation et leur sort futur. Avant toute démolition, des opérations de désamiantage sont prévues, suivies de la préparation du chantier. Les responsables indiquent que les bâtiments devraient avoir disparu du paysage d’ici le début de l’année 2027.
« le projet est toujours bien dans les cartons »
Malgré l’avancement des études, le calendrier et les travaux sont tributaires des marchés publics et des contraintes techniques et financières. Le coût du projet de construction d’une nouvelle maison de repos a d’ailleurs fortement évolué depuis l’octroi du permis en 2018 : il a presque doublé, selon la présidence du CPAS, ce qui pèse sur les choix et les priorités de l’institution.
Conséquences locales et points d’attention
Pour les riverains, la présence de bâtiments vides et squattés génère un sentiment d’insécurité et d’inconfort quotidien. Pour les acteurs de l’action sociale, ce type de site soulève plusieurs impératifs :
- sécuriser les lieux pour éviter les risques sanitaires et d’incendie ;
- prévoir des solutions d’hébergement et d’accompagnement pour les personnes vulnérables qui occupent ces lieux ;
- gérer le calendrier des travaux (désamiantage, démolition, reconstruction) en tenant compte des coûts et des procédures administratives.
Le cas tounais illustre plus largement la tension entre habitat informel, gestion de patrimoine public et priorités budgétaires. Il rappelle que les opérations de démolition, même décidées, prennent du temps : procédures, études techniques et notifications aux entreprises retardent parfois l’action sur le terrain.
Faits essentiels
| Élément | Information |
|---|---|
| Lieu | Rue des Brasseurs, à proximité de la maison de repos « Les Moulins à Cailloux » (Tournai) |
| Victime | Homme d’une quarantaine d’années, sans domicile fixe |
| Nombre de petites maisons | Environ 45 |
| Opérations prévues | Désamiantage puis démolition de 15 maisons ; devenir des ~30 autres à l’étude |
| Horizon des travaux | Les bâtiments concernés devraient avoir disparu d’ici début 2027 |
La procédure judiciaire en cours déterminera les circonstances précises du décès. En parallèle, la question de la sécurisation rapide du site et de l’accompagnement des personnes vulnérables qui y vivent reste posée, notamment pour éviter qu’un nouvel accident ne survienne avant le lancement effectif des travaux.