Une bande « itinérante » devant le tribunal d'Évry après six mois d'enquête
Le 1er juillet, la 7e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire d'Évry-Courcouronnes a examiné le cas de trois hommes poursuivis pour une vague de cambriolages visant des résidences seniors. Les prévenus, identifiés comme Miloud L., Azzdine B. et Jawad M., sont accusés d'avoir commis ou tenté d'accomplir près de 50 cambriolages dans de multiples départements pendant une période de six mois.
Selon l'enquête, ces expéditions nocturnes se sont étendues sur 22 départements, depuis l'Île-de-France jusqu'à des villes comme Besançon et Poitiers. Les cibles étaient principalement des établissements médico-sociaux accueillant des personnes âgées : près de 120 victimes ont été recensées, d'après les éléments présentés aux magistrats.
Un mode opératoire répété et des biens ciblés
Les gendarmes décrivent un fonctionnement méthodique : les auteurs fracturaient des portes ou forçaient des serrures la nuit, puis s'emparaient de coffres-forts qu'ils arrachaient parfois du mur. Parmi le butin figuraient des bijoux, des montres, des liquidités et des cartes bancaires — parfois accompagnées d'un post-it portant le code, selon le dossier.
- Dates clés : une série d'attaques constatée notamment dans la soirée du 25 septembre, quand quatre établissements du canton de Dourdan ont été visés.
- Enquête : la brigade de recherche de la gendarmerie d'Étampes a pris en charge les investigations et remonté la piste jusqu'aux interpellations survenues six mois après le début des faits.
- Victimes : résidences médicalisées, personnels et résidents confrontés au traumatisme du cambriolage nocturne.
Conséquences locales et question de la sécurité des établissements
Au-delà des pertes matérielles, ces épisodes soulèvent des questions de sécurité pour les structures accueillant des personnes vulnérables. Le ciblage répété de coffres et la facilité d'accès à certains locaux ont mis en lumière des failles que les autorités locales et les gestionnaires d'établissements devront traiter.
| Élément | Chiffre/Précision |
|---|---|
| Durée des faits | 6 mois |
| Nombre de départements concernés | 22 |
| Nombre d'actes reprochés | ~50 cambriolages ou tentatives |
| Victimes recensées | Près de 120 |
Le procès a permis d'entendre les éléments de l'enquête remontée par la gendarmerie, mais aussi les témoignages de structures et de victimes confrontées à l'effraction. Les suites judiciaires dépendront des décisions rendues par la juridiction et des éléments de preuve présentés lors des audiences.
Pour les responsables d'établissements et les familles, cette affaire rappelle l'importance d'une vigilance accrue la nuit : contrôle des accès, renforcement des alarmes et coordination avec les forces de l'ordre restent des pistes concrètes pour limiter ce type d'agressions.
La procédure suivra son cours au tribunal d'Évry ; les autorités locales n'ont pas communiqué d'autres précisions publiques à ce stade.