Une obligation généralisée pour les EDPM entrée en vigueur le 3 juillet
La préfecture de Seine‑et‑Marne a durci la règlementation concernant les engins de déplacement personnel motorisés (EDPM). Un arrêté, applicable depuis le 3 juillet, impose désormais à tous les usagers — principalement les conducteurs de trottinettes électriques mais aussi ceux de gyropodes, monoroues et hoverboards — le port d’un casque et d’un gilet auto‑réfléchissant, de jour comme de nuit, en agglomération et hors agglomération. Le non‑respect de ces obligations est passible d’une amende de 35 €.
Un contexte chiffré alarmant
La décision s’inscrit dans un contexte d’aggravation de la mortalité routière : durant les six premiers mois de 2026, le département a enregistré 40 décès sur ses routes, soit une augmentation de 30 % par rapport à la même période en 2025. S’agissant spécifiquement des EDPM, les services de l’État relèvent 45 accidents entre le 1er janvier et le 2 juillet 2026, avec seulement 5 usagers porteurs d’un casque. Bilan humain : 1 personne tuée et 51 blessés.
| Période | Indicateur | Valeur |
|---|---|---|
| 1er sem. 2026 | Décès sur les routes (toutes causes) | 40 |
| 01/01–02/07/2026 | Accidents impliquant EDPM | 45 |
| 01/01–02/07/2026 | Usagers d'EDPM portant un casque | 5 |
| 01/01–02/07/2026 | Morts / Blessés (EDPM) | 1 mort, 51 blessés |
Pourquoi la préfecture serre‑t‑elle la vis ?
Pour les autorités, l’essor rapide des trottinettes et autres engins motorisés légers s’est fait au prix d’un accroissement notable des accidents. Le préfet, déjà attentif à la sécurité routière, a choisi une mesure contraignante pour tenter d’infléchir cette tendance. Dans l’arrêté, l’objectif affiché est clair :
« mieux protéger les utilisateurs d’engins de déplacement personnel motorisés (EDPM), particulièrement exposés en cas d’accident »afin de réduire le nombre de victimes.
Conséquences concrètes pour les usagers et acteurs locaux
Pratique et contrôle vont devoir s’adapter. Concrètement :
- Tout conducteur d’EDPM doit circuler muni d’un casque et d’un gilet réfléchissant ;
- Les forces de l’ordre seront habilitées à verbaliser les contrevenants (amende forfaitaire : 35 €) ;
- Les commerces et plateformes de location pourront être sollicités pour fournir ou recommander ces équipements à leurs clients ;
- Les collectivités locales pourraient être amenées à revoir signalisation et aménagements sur les pistes cyclables et zones de partage.
Un précédent local et des scènes qui interpellent
La décision intervient après plusieurs accidents récents très médiatisés dans le département, dont le décès d’un adolescent de 16 ans à Meaux en février et les blessures graves de deux jeunes à Mitry‑Mory mi‑juin. Ces faits, où l’absence de casque a été soulignée, ont pesé dans la balance des autorités qui cherchent désormais à agir par l’obligation plutôt que par la seule recommandation.
Ce qu’il faut retenir pour les habitants
Si vous utilisez une trottinette électrique ou tout autre EDPM en Seine‑et‑Marne, ayez dès maintenant :
- un casque adapté et correctement attaché ;
- un gilet auto‑réfléchissant pour être visible de jour comme de nuit ;
- la conscience qu’une verbalisation de 35 € peut être dressée en cas d’infraction.
La mesure vise à sauver des vies et, en attendant d’évaluer son impact, elle transforme le paysage de la mobilité urbaine. Reste à voir si d’autres départements, y compris la Marne, s’en inspireront ou choisiront des pistes alternatives pour concilier liberté de déplacement et sécurité des usagers.