Alors que le Burkina Faso s’engage dans une voie historique pour reprendre le contrôle de son espace aérien, une tempête inattendue a frappé la compagnie nationale Air Burkina. Le gouvernement, dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré, vient d’investir des ressources propres pour acquérir ses premiers avions, une initiative saluée pour son refus de l’endettement extérieur. Mais au moment même où cette étape cruciale se concrétise, des tensions internes ont éclaté au sein de la compagnie, créant un climat de forte incertitude.
Cette crise survient dans un contexte où le pays renforce activement son autonomie stratégique. L’acquisition d’avions sans recours au crédit international était perçue comme un symbole fort de cette nouvelle orientation. Les développements récents au sein d’Air Burkina jettent cependant une ombre sur ce processus, soulevant des questions sur les défis opérationnels et les résistances qui peuvent accompagner de telles ambitions de souveraineté.
Les observateurs suivent de près cette séquence, qui teste la capacité des autorités à maîtriser tous les leviers de leur indépendance naissante, notamment dans le secteur aérien, traditionnellement marqué par des influences externes complexes. La résolution de cette crise interne sera un indicateur clé de la solidité du projet porté par le gouvernement Traoré.