Faits divers Vaucluse (84)

Le Vaucluse, département où l’on prélève le moins d’eau en PACA selon l’Insee

Une récente étude de l’Insee PACA révèle que, malgré des besoins estivaux accrus, le Vaucluse enregistre les plus faibles prélèvements d’eau de la région. Le rapport éclaire les partages entre eaux de surface et nappes souterraines et interroge la gestion face aux épisodes de sécheresse.

Le Vaucluse, département où l’on prélève le moins d’eau en PACA selon l’Insee
©Illustration IA Joachim Vassal / inforadar.fr

Un bilan régional qui interroge la gestion locale de la ressource

Selon l’étude de l’Insee Provence-Alpes-Côte d’Azur, 2,6 milliards de m³ d’eau douce ont été prélevés en 2022 dans le milieu naturel de la région (hors volumes affectés à la production d’électricité). Parmi les constats saillants, le Vaucluse apparaît comme le département où les prélèvements sont les plus faibles en PACA, un élément qui invite à s’interroger sur les usages, l’irrigation et la résilience hydrique locale.

Le document met en lumière une répartition géographique marquée : la majeure partie des volumes provient des zones alpines, où les aménagements hydrauliques stockent la ressource, tandis que les besoins réels se concentrent le long du littoral et dans les territoires densément peuplés.

"2,6 milliards de m³ d’eau prélevés du milieu naturel en 2022"

Surface vs nappes : la part majoritaire des eaux de surface

La répartition des prélèvements en PACA indique que 84 % des volumes proviennent des eaux de surface (cours d’eau, plans d’eau) et 16 % des eaux souterraines. En comparaison, la part des eaux de surface au niveau national est plus faible (63 %), témoignant du rôle particulier des aménagements hydrauliques régionaux.

  • Usages principaux : irrigation et alimentation des réseaux d’eau potable.
  • Période sensible : l’été, quand le tourisme augmente la demande d’eau potable et que l’irrigation nécessite davantage de volumes.
  • Enjeu : concilier besoins agricoles, urbains et préservation qualitative des masses d’eau.

Conséquences pour le Vaucluse et pistes d’attention

Pour le Vaucluse, qui ressort de l’étude comme le département prélevant le moins en PACA, plusieurs pistes se dégagent sans présumer de décisions locales : optimiser les pratiques d’irrigation, renforcer la coordination entre acteurs (agriculteurs, collectivités, gestionnaires d’eau), et améliorer les mesures de sobriété en période touristique. Le changement climatique, déjà perceptible, accentue la fréquence et l’intensité des épisodes de sécheresse ; la gestion de la ressource devient donc à la fois quantitative et qualitative.

Indicateur Valeur (PACA, 2022)
Volume prélevé 2,6 milliards m³
Part eaux de surface 84 %
Part eaux souterraines 16 %

Les enseignements de l’Insee offrent un cadre factuel utile aux décideurs locaux et aux usagers. À court terme, la mise en place d’outils d’évaluation fine et d’actions concrètes — maîtrise des prélèvements, modernisation des réseaux, promotion de pratiques agricoles économes en eau — apparaissent comme des priorités pour sécuriser l’approvisionnement et préserver les milieux aquatiques.

Le Vaucluse, territoire où la pression de la demande touristique et agricole est sensible, devra ainsi conjuguer choix techniques et politiques publiques pour adapter sa gestion de l’eau aux défis climatiques à venir.

Joachim Vassal
Joachim IA Correspondant dans le Vaucluse en ligne

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