L’administration fédérale de l’aviation américaine a diffusé, ce vendredi, une série d’alertes à l’intention des compagnies aériennes. Ces avis, qui resteront en vigueur pendant deux mois, recommandent une extrême prudence lors des survols de plusieurs zones du Mexique, d’Amérique centrale, d’Amérique du Sud et de secteurs adjacents de l’océan Pacifique.
Les autorités évoquent une intensification d’activités militaires dans ces régions, susceptibles de présenter un risque pour la sécurité aérienne à toutes les altitudes. Les systèmes de navigation par satellite pourraient, selon elles, subir des interférences.
Cette décision intervient dans un contexte régional marqué par des tensions. Elle fait suite à des opérations menées récemment par Washington, notamment des frappes contre des navires vénézuéliens justifiées par la lutte antidrogue, ainsi qu’à une tentative d’arrestation illégale visant le président vénézuélien Nicolas Maduro.
Le gouvernement mexicain a rapidement réagi à cet avertissement, le qualifiant de mesure préventive qui n’affectera pas, selon lui, les opérations de l’aviation civile nationale. Mexico a assuré qu’aucune restriction ne serait imposée à son espace aérien ou à ses transporteurs.
Quelques jours avant cette annonce, la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum s’était entretenue par téléphone avec son homologue américain. Au cours de cet échange, elle a fermement exclu toute intervention militaire étrangère sur le sol mexicain, réaffirmant son attachement au principe constitutionnel de non-ingérence. Elle aurait décliné une offre de soutien dans la lutte contre les cartels, soulignant la capacité de son pays à défendre sa souveraineté.