L’armée irakienne exerce désormais un contrôle total et exclusif sur la base aérienne d’Aïn al-Asad, dans la province d’al-Anbar, suite au départ définitif des contingents américains. Cette transition marque une étape significative dans la réaffirmation de la souveraineté nationale irakienne sur ses infrastructures militaires.
Cette évolution s’inscrit dans le cadre d’un calendrier convenu entre Bagdad et Washington, prévoyant la conclusion progressive de la mission de la coalition dirigée par les États-Unis. Bien que le processus initial envisageait une échéance plus tardive, le retrait des troupes et de leur équipement de cette installation stratégique de l’ouest du pays est désormais effectif.
Le général Abdul Amir Yarallah, chef d’état-major de l’armée irakienne, a personnellement supervisé la réorganisation des responsabilités au sein de la base. Il a enjoint aux commandants sur place de renforcer la coordination entre les différentes unités et d’optimiser l’utilisation des capacités de cette position clé.
Un responsable du ministère irakien de la Défense a corroboré que le site avait été entièrement évacué par le personnel et le matériel américains. Cette passation de pouvoir fait suite aux déclarations d’officiers irakiens, dont le lieutenant-général Qaïs al-Muhammadawi, indiquant que la mission de la coalition sur ce site était arrivée à son terme.
La prise en main par Bagdad de cette base majeure symbolise un tournant dans l’architecture de sécurité régionale, alors que le pays consolide son autorité sur l’ensemble de son territoire.