Une journée de secours sous tension dans le massif
Le 2 juillet 2026, les gendarmes du peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) basés à Chamonix ont été mobilisés à un rythme soutenu, enchaînant dix opérations dans le massif du Mont-Blanc. La journée s’est soldée par un bilan particulièrement lourd : trois décès sur des secteurs et des pratiques différentes, témoignant d’un début d’été déjà très sollicité pour les équipes de secours.
Trois drames distincts
À la mi-journée, un parapentiste suisse de 62 ans a trouvé la mort dans la combe du Brévent. Selon les premiers éléments disponibles, il a été victime d’un incident en vol avant l’impact au sol. Un peu plus tard, sur les hauteurs de Saint-Gervais, un randonneur français octogénaire a succombé à un malaise cardiaque. Le troisième décès concerne un alpiniste britannique de 69 ans qui a chuté alors qu’il progressait sur un bloc rocheux au Petit Flambeau.
« Victime d'un incident de vol », a précisé le PGHM au sujet du parapentiste décédé à la combe du Brévent.
Une blessée grave évacuée du mont Maudit
Au-delà des victimes décédées, les secouristes ont aussi pris en charge une alpiniste lettone ayant chuté sur plus de 250 mètres dans le secteur du mont Maudit. Polytraumatisée, elle a été évacuée vers le centre hospitalier Annecy Genevois pour y être prise en charge. Ces interventions s’ajoutent aux nombreuses sollicitations d’une journée marquée par un enchaînement d’appels sur l’ensemble du massif.
Les secteurs et les pratiques concernés
Ces accidents, répartis entre parapente, randonnée et alpinisme, rappellent la diversité des profils fréquentant le Mont-Blanc en été et la variété des risques, des combinaisons aérologiques aux chutes en terrain mixte, en passant par des urgences médicales en altitude.
| Incident | Lieu | Profil | Issue |
|---|---|---|---|
| Parapente | Combe du Brévent | Homme, 62 ans, Suisse | Décès |
| Randonnée | Saint-Gervais (hauteurs) | Homme, ~80 ans, Français | Décès (malaise) |
| Alpinisme | Petit Flambeau | Homme, 69 ans, Britannique | Décès |
| Alpinisme | Mont Maudit | Femme, Lettone | Blessures graves, évacuée |
Un début d’été à haut risque pour les pratiquants
À l’amorce de la période estivale, la fréquentation progresse rapidement côté français comme côté italien et suisse. Les conditions évoluent vite en altitude, avec des températures qui modifient l’adhérence et la stabilité du terrain. Parapentes, randonneurs et alpinistes se croisent sur un relief exigeant, où l’expérience et l’anticipation restent décisives.
Conseils utiles avant de s’engager
- Vérifier les bulletins météo et l’aérologie pour le vol libre, et adapter son créneau horaire.
- Évaluer l’itinéraire (difficulté, passages exposés, retraite possible) et les horaires de remontées ou d’accès.
- Prévenir un tiers de sa course, emporter moyens d’alerte et trousse de base.
- Se renseigner auprès des bureaux de guides et des professionnels locaux.
Pour les proches et témoins d’un accident, le réflexe reste d’alerter les secours sans délai en composant le 112 et en donnant des indications les plus précises possible (secteur, altitude, état de la victime, conditions météo locales). Les opérateurs du PGHM coordonnent ensuite les moyens aériens et terrestres disponibles.
Un massif très fréquenté, une vigilance partagée
Au-delà de l’émotion suscitée par ces drames, la journée rappelle le rôle central du PGHM de Chamonix dans la sécurité en montagne. Avec dix interventions à la chaîne, la coordination des secours souligne à la fois la forte affluence de début d’été et l’importance d’une préparation rigoureuse pour toute sortie en altitude. Les autorités appellent régulièrement à une pratique responsable, condition clé pour profiter du massif sans s’exposer inutilement.