Un geste écologique mis en avant, mais jugé insuffisant par l'opposition
Dans son numéro d'été, Niort Agglo fait état d'un bilan positif du projet Re‑Sources, une expérimentation qui a conduit à la transhumance de 750 brebis pour l'entretien des couverts végétaux sur le sud du territoire. Ce parti pris d'entretien pastoral suscite cependant une vive réaction de la part du groupe Les Écologistes des Deux‑Sèvres, qui y voit une opération de communication plutôt qu'une réponse aux problèmes de fond.
Pour les élus écologistes, la démarche privilégie des sites peu exposés aux risques plutôt que d'agir là où l'enjeu est majeur : les captages fournissant l'eau potable. Ils citent notamment le refus d'interdire l'épandage de pesticides sur les zones du Vivier et de la Courance, deux sources essentielles pour la Communauté d'agglomération du Niortais. Les responsables du parti réclament aussi la mise en place de baux environnementaux contraignants sur les fonciers publics, actuellement absents selon eux.
"On monte une petite action, et à grand renfort de communication, on nous fait croire qu’on s’attaque aux problèmes, sans agir sur leur origine",
phrase attribuée à Yann Jézéquel, élu écologiste. Le porte‑parole du groupe, François Gibert, alerte par ailleurs sur la dégradation des sources : pesticides et PFAS y sont de plus en plus présents, ce qui augmente les coûts de dépollution.
Le débat oppose donc une démarche expérimentale et visible — le recours au pâturage extensif pour entretenir des couverts — à des revendications portant sur des choix réglementaires et fonciers ayant un impact direct sur la qualité de l'eau. Niort Agglo met en avant les résultats du projet dans sa communication institutionnelle ; l'opposition estime que cela ne remplace pas des mesures contraignantes sur les pratiques agricoles à proximité des captages stratégiques.
- Projet Re‑Sources : transhumance de 750 brebis pour gérer les couverts végétaux.
- Critique des écologistes : priorité aux sites peu vulnérables, refus d'encadrer l'épandage près des captages.
- Enjeu local central : qualité et coût de traitement de l'eau face aux pesticides et aux PFAS.
Sur le plan local, la controverse interroge la stratégie de la collectivité face à des pollutions qui pèsent sur les finances publiques et la santé des habitants. L'absence de baux environnementaux sur les terres publiques et le maintien de l'autorisation d'épandage sur des zones alimentant les captages sont des points concrets qui, selon les écologistes, auraient un effet plus direct que des opérations expérimentales ponctuelles.
| Élément | Position décrite |
|---|---|
| Communication de Niort Agglo | Valorisation du projet Re‑Sources comme bilan positif |
| Réserve des écologistes | Action symbolique, demande de mesures contraignantes sur les captages |
La discussion éclaire des arbitrages politiques à venir : faudra‑t‑il privilégier des initiatives de terrain et visibles, ou engager des règles plus strictes s'appliquant aux usages agricoles autour des captages ? La question reste ouverte et devrait alimenter les débats locaux alors que la dépollution des sources devient un poste de dépense croissant pour la collectivité.