Un rassemblement de mémoire au cœur de Niort
À Niort, ce dimanche 28 juin 2026, un hommage a été organisé en souvenir de Jibril Mulard, mortellement atteint de coups de couteau lors d’une rixe en Deux-Sèvres il y a deux ans. Le rassemblement s’est tenu aux abords de la médiathèque, et non au cimetière de la Grand-Croix où repose le jeune homme, comme ce fut le cas l’année précédente. Autour des parents, Etienne et Jamila Mulard, proches et soutiens se sont retrouvés dans un moment sobre, marqué par l’émotion et la dignité.
La douleur des proches et une contestation réaffirmée
Au-delà du recueillement, les parents de Jibril ont réitéré publiquement leur désaccord avec la première lecture des faits livrée au départ par les services d’enquête et le parquet. Leur message, au cours de cette journée, s’est voulu clair et sans outrance, rappelant la souffrance qui perdure et leur volonté de voir établies, selon eux, toutes les circonstances du drame. Ils ont exprimé une peine qui demeure entière, portée dans l’espace public niortais deux ans après la rixe.
« condamnés à la souffrance à perpétuité »
Cette formule, portée par la famille, résume l’ampleur de la perte. Elle dit la difficulté d’un deuil lorsqu’un décès survient dans un contexte violent, et l’attente de réponses jugées nécessaires par les proches. Dans ce type de dossier, la chronologie des faits, les auditions et les constatations techniques forment un ensemble qui, avec le temps, peut être relu ou contesté par les parties.
Ce que l’on sait, ce que l’on ne sait pas
- Le décès de Jibril Mulard a fait suite à une rixe en Deux-Sèvres et à des coups de couteau mortels.
- Un hommage a rassemblé parents et soutiens à Niort ce 28 juin 2026, deux ans après les faits.
- Les parents contestent la toute première version des faits communiquée par les autorités judiciaires et investigatives.
À ce stade, aucune information publique supplémentaire n’a été communiquée lors du rassemblement sur d’éventuelles suites procédurales, identités d’éventuels mis en cause ou décisions judiciaires. La présomption d’innocence s’impose pour toute personne éventuellement citée dans un dossier de ce type, tant qu’aucune condamnation définitive n’est prononcée.
Repères
| Élément | Informations connues |
|---|---|
| Commune | Niort (Deux-Sèvres) |
| Date de l’hommage | 28/06/2026 |
| Contexte du décès | Rixe en Deux-Sèvres avec coups de couteau mortels |
| Lieu de recueillement 2026 | Abords de la médiathèque de Niort |
| Famille | Etienne et Jamila Mulard |
Un hommage pour ne pas oublier
Le changement de lieu, des abords du cimetière de la Grand-Croix vers la médiathèque, a donné à cette commémoration une dimension plus visible dans l’espace public. Sans slogan ni débordement, le recueillement s’est articulé autour de la mémoire d’un jeune homme, des mots de ses parents et d’un appel implicite à la vérité judiciaire, dans le respect du cadre légal.
Dans la ville, ce type d’hommage rappelle aussi le rôle des proches et des soutiens, qui, année après année, choisissent de remettre le nom du défunt au cœur de l’actualité locale. Le geste est simple, la symbolique forte : il s’agit d’occuper un moment et un lieu pour signifier que l’oubli n’est pas une option et que la quête d’éclaircissements demeure.
Le cadre judiciaire, entre temps long et attentes
Les enquêtes autour d’une rixe mortelle peuvent s’inscrire dans des temporalités étendues, marquées par des expertises, des auditions complémentaires et, le cas échéant, des étapes d’instruction. Pour les familles, ce temps long est souvent difficile à concilier avec le besoin d’apaisement. D’où ces rassemblements, où la parole s’échange et où se construit, collectivement, un soutien discret mais réel. Ici, l’affirmation des parents de Jibril — leur contestation de la première version — signale que, deux ans après, des questions persistent de leur point de vue.
À Niort comme ailleurs, la tenue de tels hommages appelle à la prudence et au respect : prudence dans le maniement des faits, tant que tout n’est pas établi de manière incontestable ; respect pour la douleur exprimée par la famille et l’entourage. Dans l’attente d’éventuelles précisions officielles, c’est ce double impératif qui prévaut.