Un monument militaire visé une nouvelle fois
Le fort des Têtes, pisé et pierres qui dominent Briançon, a été la cible d’un nouveau tag retrouvé dimanche 2 août. L’inscription, visible sur le rempart ouest de l’ouvrage, reprend la formule « Refugees welcome » déjà lue précédemment sur d’autres emprises protégées de la ville.
Réagissant via les réseaux sociaux, le maire Arnaud Murgia a demandé l’intervention des services de l’État et a annoncé que les inscriptions seraient effacées «
ces tags seront effacés ces prochains jours». Il a également rappelé son intention de porter plainte à chaque nouveau fait : «
En ce qui me concerne, je porterai plainte à chaque fois».
La plainte et l’enquête ont été prises en charge par le commissariat de Briançon, qui a ouvert une enquête pour « dégradations ». Le fort des Têtes appartient au ministère des Armées ; il avait déjà fait l’objet d’une plainte après un tag en avril 2026.
Sur le plan financier, la répétition des dégradations pèse sur les comptes locaux et sur les propriétaires privés concernés. La Ville a communiqué des montants engagés ces dernières années pour le nettoyage :
- 2024 : près de 30 000 € dépensés
- 2025 : environ 15 000 €
| Année | Coût nettoyages |
|---|---|
| 2024 | ~30 000 € |
| 2025 | ~15 000 € |
Le différend dépasse le seul coût matériel : le fort des Têtes est un élément du patrimoine briançonnais et un repère touristique. Les responsables municipaux et préfectoraux s’inquiètent de la récurrence des inscriptions, et veulent améliorer la prévention et la surveillance autour du monument.
Sur le terrain, plusieurs dispositifs peuvent être envisagés : renforcement des rondes, vidéosurveillance adaptée aux contraintes patrimoniales, campagnes de sensibilisation pour protéger les sites historiques. La procédure judiciaire en cours devra établir les circonstances et, le cas échéant, identifier les auteurs afin d’éviter de nouvelles atteintes.
Pour les habitants et visiteurs, message clair : tout acte de dégradation sur un site classé ou propriété publique expose à des poursuites. En attendant, la restauration des pierres commencera « dans les prochains jours », selon la mairie, pour effacer la marque fraîche et préserver l’intégrité du fort.