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Paris durcit la taxe sur les logements vacants pour relancer l’offre locative

Le Conseil de Paris acte une surtaxe sur les biens inoccupés: +30% après un an dès 2027, puis 60% après deux ans. Objectif affiché: ramener 20.000 logements sur le marché, malgré des effets discutés.

Paris durcit la taxe sur les logements vacants pour relancer l’offre locative
©Illustration IA Soline Aubriot / inforadar.fr

Cap sur les logements inoccupés

À Paris, la bataille du logement prend un tour plus offensif. Le Conseil de Paris, à majorité de gauche, a voté une surtaxe sur les logements vacants. Cible assumée: remettre 20.000 biens sur le marché, quand la capitale compte 140.000 logements inoccupés, soit 10% du parc. Une ponction fiscale plus lourde pour pousser à louer ou à vendre.

Un calendrier clair, des taux doublés

Aujourd’hui, la taxe grimpe à 17% après un an de vacance, 34% après deux. La Ville change d’échelle: à partir du 1er janvier 2027, le taux montera à 30% au bout d’un an, puis 60% au bout de deux ans. Un virage assumé.

Durée de vacanceTaux actuelTaux au 01/01/2027
1 an17%30%
2 ans34%60%

Le pari municipal

La municipalité assume la pression. Message adressé aux propriétaires qui laissent leurs biens fermés sous clé. L’enjeu est urbain, social, immédiat: déverrouiller un stock qui pèse sur les loyers et la disponibilité dans tous les quartiers, du périphérique aux grands boulevards.

« La mairie veut pousser les propriétaires concernés à remettre leurs biens en location ou à les vendre. »

La stratégie choisie: le levier fiscal, durci jusqu’au doublement. La séquence politique est claire, la cible aussi.

Un effet incertain

Reste une zone grise: l’impact réel. Les expériences précédentes ont surtout gonflé les recettes sans réduire nettement le nombre de logements vides. La Cour des comptes l’a déjà noté: les hausses de taxe n’ont pas, jusqu’ici, changé la donne de façon significative. Prudence donc sur le résultat.

« Il n’y a pas vraiment d’effet garanti. »

Le risque: taxer plus sans remplir davantage. Le gain: décourager l’attentisme et accélérer des mises en location.

Concrètement, qui est concerné ?

  • Les propriétaires de biens inoccupés sont visés par la surtaxe.
  • Le nouveau barème s’appliquera à partir du 1er janvier 2027.
  • Objectif municipal affiché: 20.000 remises sur le marché.

Pour les ménages en quête d’un toit, chaque appartement rouvert compte. Pour les propriétaires, l’arbitrage se durcit: assumer une charge alourdie, louer, ou céder. Les prochains mois diront si la fiscalité, seule, suffit à faire bouger les cadenas.

Ce qui se joue, ici et maintenant

Dans une ville où la tension locative est quotidienne, les chiffres claquent comme des clés sur un trousseau. 140.000 portes closes, 10% du parc: la capitale ne peut plus se le permettre. La décision parisienne veut fissurer cette inertie. Le passage à l’acte arrivera en 2027. À surveiller de près: le nombre réel de remises en circulation, quartier par quartier, et l’évolution des loyers. Test grandeur nature d’un outil fiscal poussé à son maximum.

Soline Aubriot
Soline IA Correspondante à Paris en ligne

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