Les douanes interceptent trois colis, l'enquête remonte aux expéditions
Sur le territoire réunionnais, les services des douanes ont stoppé, le 2 décembre 2025, un premier colis arrivé de l'Hexagone contenant 902 grammes de résine de cannabis. Quelques jours plus tard, deux autres envois ont été saisis : 980 grammes pour l'un et 988 grammes pour l'autre. Au total, près de 2,9 kilos de résine ont été récupérés au cours de ces contrôles.
Les similitudes entre les trois colis — lieu d'expédition et quantités — ont rapidement orienté l'enquête. Le 13 mars 2026, le tribunal judiciaire de Saint-Pierre charge la brigade de recherches de Saint-Paul de conduire des investigations plus approfondies afin d'identifier l'origine et le réseau derrière ces envois.
Une trentaine d'expéditions depuis juin 2024
Le travail des gendarmes a permis d'établir que ces trois colis s'inscrivent dans une série d'expéditions commencées en juin 2024. Le destinataire présumé apparaît lié à une trentaine d'envois, contenant chacun entre 100 grammes et 1 kilogramme de résine de cannabis.
- Période des envois : à partir de juin 2024
- Saisies connues : 902 g, 980 g, 988 g (total ≈ 2,9 kg)
- Nombre d'envois identifiés : une trentaine
- Personnes mises en cause : cinq (deux déférées, trois convoquées)
À l'issue des gardes à vue, deux personnes ont été déférées devant un magistrat, tandis que trois autres ont été convoquées en justice. Les suites judiciaires doivent préciser les rôles respectifs et les qualifications retenues.
| Date | Quantité saisie | Lieu / Autorité |
|---|---|---|
| 2 décembre 2025 | 902 g | Douanes, La Réunion |
| Décembre 2025 (quelques jours après) | 980 g | Douanes, La Réunion |
| Décembre 2025 (quelques jours après) | 988 g | Douanes, La Réunion |
Sur le terrain, cette affaire illustre la vulnérabilité des circuits postaux aux trafics de stupéfiants entre l'Hexagone et l'île. Les quantités saisies restent modestes au regard des trafics internationaux, mais la multiplication des envois et la périodicité depuis juin 2024 ont permis aux enquêteurs de reconstituer un schéma d'acheminement suffisamment concret pour aboutir à des mises en cause.
Les autorités locales rappellent que les contrôles douaniers et policiers restent renforcés, notamment sur les flux colis, et que les investigations se poursuivent pour retrouver d'éventuels autres maillons de la chaîne logistique.
Pratique : toute information relative à des expéditions suspectes peut être transmise aux forces de l'ordre via le 17 ou la gendarmerie la plus proche.