Une journée qui a fait vibrer le quartier du Stade de l’Est
Dimanche 26 juillet, le quartier du Stade de l’Est, à l’est de Saint-Denis, s’est transformé en vaste scène populaire. Sous un ciel clément, le festival Kabar Défilé 2026 a réuni plus de 300 maloyeurs — chanteurs, percussionnistes, danseurs et créateurs — pour une journée où tradition et création contemporaine se sont répondus.
Organisé par l’association Lankraz, l’événement ne se limite pas à un concert : il fonctionne comme une ingénierie socio-culturelle, pensée pour la transmission, la cohésion et la valorisation du territoire réunionnais. Sur le terrain, la scénographie mobile et immersive a transformé le public en acteur, faisant de la foule une partie intégrante du spectacle.
"faire rayonner le Maloya, notre patrimoine vivant et notre identité réunionnaise"
Au cœur du dispositif, la programmation a mêlé figures établies et collectifs locaux. Parmi les intervenants cités figurent Votia, Madia, Lélin Gado, Ban Makwalé, Didi Maloya, KMN Maloya, DJ Dan, TiBoké et Belbel (Flambola), ainsi que des formules familiales comme Famille Maloya et des chorales venues des quatre coins de l’île.
- Public impliqué grâce à une scénographie participative
- Rencontre entre patrimoine immatériel et création contemporaine
- Plus de 300 participants professionnels et amateurs mobilisés
Le Maloya, inscrit en 2009 au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, est présenté par les organisateurs comme « bien plus qu’une musique » : mémoire, expression et vecteur de solidarités. Sur le gazon du Stade de l’Est, ces valeurs se sont traduites par des moments collectifs, des chants de call-and-response, des chorégraphies circulaires et des séquences de percussions où se mêlaient générations et esthétiques.
| Statut | Exemples |
|---|---|
| Participants | Plus de 300 maloyeurs |
| Artistes cités | Votia, Madia, Lélin Gado, Ban Makwalé, Didi Maloya… |
Au-delà du spectacle, les organisateurs revendiquent un objectif social : faire du Maloya un vecteur d’émancipation et de reconnaissance pour les pratiques culturelles locales. Pour Saint-Denis, la tenue régulière d’un tel festival sur une infrastructure comme le Stade de l’Est renforce l’attractivité culturelle de la ville et crée des points de rencontre entre artistes, habitants et acteurs associatifs.
Alors que la tradition se réinvente, la réussite du Kabar Défilé 2026 à Saint-Denis illustre une réalité : la vitalité du Maloya tient autant à ses racines historiques qu’à sa capacité à dialoguer avec les formes contemporaines, tout en impliquant activement le public réunionnais.