Dans un essai percutant, Jean-Baptiste Léon dresse un constat sévère de la gestion de l’argent public en France. L’auteur, qui dirige les publications de Contribuables associés, compare la situation du pays à un naufrage annoncé, étayant son propos par une analyse détaillée couvrant douze domaines d’intervention de l’État.
L’ouvrage, intitulé « Le livre noir de l’argent public », s’appuie sur une série de chiffres pour étayer une critique globale de l’action publique. Jean-Baptiste Léon y reprend à son compte la formule de l’économiste Frédéric Bastiat sur l’État comme une « grande fiction », la jugeant plus que jamais d’actualité.
Au-delà du diagnostic, l’auteur avance des pistes pour une réforme d’envergure. Il plaide pour un regain de contrôle sur les finances nationales, une chasse aux gaspillages et une restauration de l’efficacité de l’action publique. Selon lui, une telle cure d’assainissement permettrait non seulement d’apaiser les contribuables et les créanciers de l’État, mais aussi de restaurer la confiance des citoyens, de préserver les services publics essentiels et de dégager des ressources pour investir dans les véritables priorités du pays.
Dans son analyse, Jean-Baptiste Léon cite en exemple le modèle du Contrôle fédéral des finances suisse, qu’il présente comme un organisme indépendant et efficace.
L’essai, publié aux éditions Hugo Doc, compte 264 pages.