Le SMC dit non à une montée administrative, préoccupations financières et organisationnelles
Le Stade Malherbe Caen a annoncé, lundi, qu’il refusait la proposition de la Ligue de Football Professionnel Féminin de monter sa section féminine en Seconde Ligue (D2) pour la saison 2026-2027. L’offre était liée à des réajustements de places provoqués par des difficultés financières et administratives de clubs de l’élite, comme Dijon et Reims, ou par le choix de Rodez de ne pas être repêché.
Dans son communiqué, le club caennais invoque des motifs économiques et logistiques : une accession administrative « à un moment très avancé de l’intersaison » ne laisse pas le temps nécessaire pour remplir les obligations réglementaires ni pour structurer un projet durable. Les dirigeants estiment qu’une montée de ce niveau ne peut s’improviser.
- Moyens financiers : le club souligne l’insuffisance de ressources immédiates pour couvrir les exigences de la D2.
- Préparation sportive et encadrement : il faudrait recruter des joueuses, renforcer le staff et contractualiser en peu de semaines.
- Contraintes administratives : respect du cahier des charges juste avant la reprise des entraînements.
Sportivement, la décision affecte des joueuses qui venaient d’achever une saison marquée par des résultats probants en Division 3. La section avait conclu l’exercice sur une 3e place en championnat et un parcours jusqu’au quart de finale de la Coupe de France, performances rappelées par le club pour souligner la valeur sportive du collectif.
| Élément | Donnée |
|---|---|
| Rang en D3 (saison passée) | 3e |
| Coupe nationale | Quart de finale |
| Décision du club | Refus du repêchage en D2 |
« Une décision assumée, guidée par le sens des responsabilités et par la volonté de construire le projet féminin sur des bases durables. »
Le club, désormais sous l’égide de Kylian Mbappé, met en avant la nécessité de bâtir un projet pérenne plutôt que d’accepter une montée contrainte par le calendrier et les obligations administratives. Le communiqué précise que la proposition est intervenue « à quelques jours seulement de la reprise » des entraînements, rendant difficile toute mise en conformité rapide aux standards de la D2 (contrats, staff, organisation des rencontres, etc.).
Pour Caen, cette décision pose des questions locales : l’avenir sportif de la section féminine, les ambitions du club vis-à-vis du football féminin et l’impact sur les supporters et partenaires. Refuser un accès immédiat à un niveau supérieur peut décevoir les observateurs et les joueuses, mais le club présente ce choix comme protecteur à moyen terme, pour éviter une montée mal préparée qui aurait pu fragiliser structure et effectif.
Reste à savoir comment le Stade Malherbe entend transformer ce refus en une stratégie de consolidation : recrutement, moyens financiers et calendrier de montée en puissance devront être précisés dans les semaines à venir si le club veut capitaliser sur la saison réussie de sa section féminine.