Un an et demi de silence au stand de Ribou
Le stand de tir de Ribou, à Cholet, est fermé depuis mars 2025 après la découverte d’un taux de plomb jugé trop élevé. La longue interruption d’activité a eu des conséquences immédiates : le Cholet Tir Sportif, association historique de la ville, a déjà perdu environ 200 licenciés et s’inquiète aujourd’hui pour sa survie.
Présidente du club, Odile Rouleau a rappelé l’urgence d’une mobilisation locale. Les responsables associatifs demandent des réponses et des mesures concrètes de la part de la municipalité pour pouvoir reprendre l’activité en sécurité et éviter la dissolution du club.
« Il faut que ça bouge ! »
Des répercussions sportives et sociales
La fermeture d’un équipement sportif ne se limite pas à la suspension d’une pratique : elle affecte la vie associative, la formation des jeunes, et la fréquentation des compétitions régionales. Pour le Cholet Tir Sportif, la perte massive de licenciés fragilise les ressources humaines et financières de l’association, met en pause les projets de formation et complique la reprise d’activité si l’accès au site n’est pas sécurisé rapidement.
- Durée de la fermeture : depuis mars 2025
- Impact connu : environ 200 licenciés partis
- Revendication : des actions municipales pour la remise en conformité
Quels enjeux pour la remise en état ?
Le motif de l’arrêt — un « taux de plomb trop élevé » — renvoie à la problématique environnementale et sanitaire inhérente aux lieux de tir. La remise en service d’un tel site impose généralement des diagnostics approfondis, des travaux de confinement ou de dépollution, et la mise en place de procédures de sécurité adaptées. Ces opérations demandent des moyens techniques et financiers, ainsi que des décisions engagées par les collectivités locales, partenaires naturels de l’équipement.
| Élément | Information |
|---|---|
| Site | Stand de tir de Ribou (Cholet) |
| Date de fermeture | Mars 2025 |
| Perte estimée | ~200 licenciés |
Attentes et prochaines étapes
Les responsables associatifs réclament « que ça bouge » : une expression qui traduit la crainte de voir l’association s’étioler tant que l’équipement restera inaccessible. La prochaine étape attendue est une prise de parole claire des élus municipaux sur les actions envisagées — diagnostic complémentaire, calendrier des travaux, financement — et sur les mesures temporaires pour permettre la continuité d’activité (pôles alternatifs, mises à disposition d’infrastructures voisines, aides ciblées aux licenciés).
Sans annonce de mesures concrètes, le Cholet Tir Sportif risque de voir s’accroître l’attrition de ses adhérents et de ses bénévoles, compliquant d’autant une relance future. Les riverains et pratiquants suivront avec attention les décisions à venir, tant pour la santé publique que pour la préservation d’une pratique sportive et associative locale.
Sur ce dossier, la clarité des calendriers et la mobilisation des moyens seront déterminantes pour savoir si le stand de Ribou pourra reprendre vie — et si le club parviendra à se maintenir.