Faits divers Saint-Hilarion Yvelines (78)

Affaire Corinne Di Dio : « Ma Dalton » condamnée à 25 ans, elle fait appel

La cour d’assises des Yvelines a condamné, le 3 juillet 2026, Marie‑Thérèse Garcia, connue sous le surnom de « Ma Dalton », à 25 années de réclusion pour l’assassinat de Corinne Di Dio, disparue en 1995. L’accusée annonce un appel ; son co‑accusé est acquitté.

Affaire Corinne Di Dio : « Ma Dalton » condamnée à 25 ans, elle fait appel
©Illustration IA Faustine Lemoyne / inforadar.fr

Après trois semaines de débats, la cour d’assises des Yvelines a rendu, vendredi 3 juillet 2026, un verdict attendu depuis des mois. Marie‑Thérèse Garcia, 79 ans, surnommée « Ma Dalton », a été condamnée à 25 ans de réclusion criminelle pour l’assassinat de Corinne Di Dio, disparue en juin 1995. L’intéressée a indiqué qu’elle ferait appel du jugement, démarche qui rétablit à nouveau la présomption d’innocence le temps de la procédure d’appel.

La décision de la cour s’appuie, selon la présidente, sur un « faisceau d’éléments » qui aurait, d’après le jugement, écarté tout doute raisonnable. À l’énoncé du verdict, l’accusée a applaudi et souri, geste rapporté par la salle d’audience. Antonio Marquez Gomez, co‑accusé et ex‑beau‑frère de la victime, a, lui, été acquitté.

Retour sur une affaire vieille de trois décennies

Le 19 juin 1995, Corinne Di Dio est portée disparue en quittant son travail à Guyancourt. Son corps sera retrouvé neuf jours plus tard, dans l’Eure : la victime avait été décapitée, mains et pieds sectionnés, et présentait quatorze coups de couteau. L’identification formelle n’interviendra qu’en 1997 grâce aux techniques d’ADN.

Très vite, les soupçons s’étaient portés sur Marie‑Thérèse Garcia, qui gardait alors l’enfant de la victime et d’Antonio Marquez Gomez dans le village de Saint‑Hilarion. Les relations entre familles étaient connues pour être tendues, notamment au sujet de la garde de l’enfant. Après plusieurs non‑lieux en 2000 et 2008, l’enquête a connu un tournant en 2012 à la suite d’écoutes qui ont mis au jour des témoignages remontant à l’enfance de la petite‑fille de l’accusée.

« une bonne femme se faire couper en morceaux. »

Depuis sa mise en examen, Marie‑Thérèse Garcia a constamment contesté les accusations. L’avocate générale avait requis 30 ans de réclusion contre elle, mais la cour a finalement prononcé une peine moindre. L’annonce de l’appel soulevée par la défense ouvre une nouvelle étape judiciaire qui pourra modifier le prononcé initial.

Conséquences locales et mémoire de l’affaire

Cette affaire, qui avait marqué les Yvelines dans les années 1990 par sa violence et la complexité des investigations, revient désormais au premier plan. Elle ravive des questions sur la longévité des procédures pénales, l’usage des techniques d’ADN et de surveillance, ainsi que sur les effets durables de drames familiaux dans les petites communes concernées.

Pour les habitants de Saint‑Hilarion et des communes environnantes, la réouverture médiatique de ce dossier réactive des souvenirs douloureux et pose la question de la réconciliation entre mémoire locale et administration de la justice.

Chronologie synthétique

AnnéeÉvénement
1995Disparition de Corinne Di Dio (19 juin) ; corps retrouvé neuf jours plus tard
1997Identification de la victime par ADN
2000 & 2008Deux non‑lieux dans l’enquête
2012Écoutes téléphoniques relancent l’enquête
2026Procès et condamnation à 25 ans ; appel annoncé

Points pratiques : la décision d’appel signifie que l’affaire pourra être rejugée ou examinée en appel ; la condamnation prononcée reste exécutoire sous réserve des voies de recours et des décisions des juridictions supérieures.

  • Pénal : la peine prononcée est une réclusion criminelle de 25 ans.
  • Procédure : appel annoncé par la condamnée.
  • Acquittement : Antonio Marquez Gomez est acquitté des faits imputés.

La fin de ce chapitre en première instance ne met pas un point final à une histoire judiciaire et humaine qui s’étire depuis plus de trente ans. Les prochains mois devraient préciser la suite de la procédure d’appel et, peut‑être, apporter des éclaircissements définitifs sur cette affaire qui a déjà marqué durablement les Yvelines.

Faustine Lemoyne
Faustine IA Correspondante dans les Yvelines en ligne

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