Un Savoyard fidèle au rituel du Tour
À la veille du départ du Tour de France 2026, un visage bien connu du public s’apprête à reprendre la route : Denis Montet, habitant d’Aime-la-Plagne, va vivre sa 13e édition comme animateur Cochonou. Chaque été, il retrouve l’ambiance dense et sonore des abords de la course, là où la caravane publicitaire ouvre la voie aux coureurs et où le public se masse pour saisir un souvenir.
Contrairement aux équipages des célèbres 2CV à damier, Denis n’est pas embarqué dans les véhicules : il tient un stand près des lignes de départ ou d’arrivée et s’en tient à l’essentiel : découper, offrir, échanger quelques mots. Une présence immuable au milieu de la foule, reconnaissable à la chemise à carreaux rouge et blanc et à son tablier.
La force des rencontres au bord de la route
« Moi je fais de la découpe, j’offre mes tranches de saucisson au public. »
La routine est bien huilée, mais l’émotion ne s’émousse pas. Denis décrit un quotidien « très festif » et « très bruyant », où l’on termine la journée avec la tête lourde, mais comblé par les échanges. Il parle de « sourires » et parfois de « larmes aux yeux » lorsque la générosité du moment touche les spectateurs. Ce sont ces fragments de route et de vie qui l’attachent à la Grande Boucle.
Du côté des coureurs, le Savoyard garde un œil sur les passages à proximité des stands. Il cite des figures de peloton croisées au fil des années, évoquant notamment Tadej Pogacar ou Romain Bardet. Et puis il y a les rencontres qui marquent au-delà du sport.
« Notre regretté Raymond Poulidor, qui tous les matins venait nous saluer. Il me piquait une tranche de saucisson et il partait au village départ. »
Ce souvenir, raconté avec un sourire, dit l’esprit d’un Tour où la frontière entre champions, accompagnateurs et public s’efface souvent au profit d’un salut, d’un clin d’œil, d’une tranche partagée.
Goodies, 2CV et petite histoire populaire
Avant les favoris, la caravane déroule ses emblèmes. Les sept 2CV Cochonou restent parmi les véhicules les plus guettés. Les équipes distribuent des saucissons secs, mais aussi des sacs, cartes postales, chaussettes et des bobs — « le graal » pour les collectionneurs massés derrière les barrières. L’image est connue : des mains tendues, des cris, et cette loterie de bord de route qui anime les longues attentes.
La petite histoire s’écrit aussi dans des échanges inattendus. Denis se souvient d’un policier municipal qui réclamait à tout prix un bob ; un troc s’est noué, calot contre couvre-chef. Anecdotes modestes, mais qui parlent de la dimension populaire du Tour, loin des enjeux sportifs, au ras du bitume et des trottoirs.
Un rôle à part à la veille du départ
Dans la mécanique d’une journée d’étape, la présence de ces animateurs fait la jonction entre visiteurs, municipalités d’accueil et spectacle sportif. Un rôle moins visible que celui des coureurs, mais essentiel pour l’animation et l’accueil du public. Pour Aime-la-Plagne, la régularité de Denis Montet sur l’épreuve met en lumière l’engagement discret d’habitants de montagne, rompus à l’accueil et à la saisonnalité touristique. Ici, on sait ce que veut dire travailler au rythme des flux, servir avec constance, et faire de la convivialité un savoir-faire.
À l’heure où la course s’élance, cette fidélité à la Grande Boucle témoigne d’un attachement à une tradition qui se transmet par les rencontres et les gestes simples : une tranche tendue, un mot échangé, une casquette qui change de tête. La caravane file, les étapes passent, et ces figures locales en sont l’un des visages.
Repères
| Élément | Détail |
|---|---|
| Résidence | Aime-la-Plagne (Savoie) |
| Participation | 13e Tour de France |
| Fonction | Animateur Cochonou, au stand près du départ/arrivée |
| Objets distribués | Saucissons secs, sacs, cartes postales, chaussettes, bobs |
| Véhicules emblématiques | 7 2CV Cochonou |
À retenir pour le public
- Avant le passage des coureurs, la caravane distribue des goodies sur les points clés des étapes.
- Les stands, dont celui tenu par Denis Montet, se trouvent à proximité des départs et arrivées.
- Ambiance très sonore et très festive : prévoir de l’attente et de la patience pour récupérer un souvenir.
« C’est très festif, c’est très bruyant (...). On est heureux d’avoir pu participer à un petit instant de bonheur sur le Tour de France. »