Le Colostre en alerte : des règles strictes pour économiser l'eau
La préfecture des Alpes-de-Haute-Provence a placé le cours d'eau du Colostre au stade d'alerte sécheresse. Cette décision intervient dans un contexte que l'administration qualifie de « situation météorologique très particulière » : un déficit de pluies au printemps et des températures élevées depuis le mois de juin ont desséché les sols et abaissé les niveaux des cours d'eau et des nappes.
Concrètement, le passage au stade d'alerte implique des limitations précises des usages de l'eau afin de préserver la ressource. Les restrictions s'appliquent à la fois aux particuliers, aux agriculteurs et aux activités commerciales ou industrielles situées sur le bassin concerné.
- Interdiction de prélever et d'irriguer entre 9h et 19h sur le Colostre.
- Arrosage des pelouses, espaces verts et équipements sportifs interdit entre 9h et 19h.
- Remplissage des piscines interdit.
- Lavages de véhicules interdits en dehors des stations de lavage.
- Réduction générale de 20 % des prélèvements (usages individuels, agricoles, industriels et commerciaux).
| Communes concernées |
|---|
| Allemagne-en-Provence |
| Gréoux-les-Bains |
| Montagnac-Montpezat |
| Puimoisson |
| Riez |
| Roumoules |
| Saint-Jurs |
| Saint-Martin-de-Brômes |
| Valensole |
Le reste du département est, pour sa part, placé au stade de vigilance. Ce niveau n'entraîne pas d'interdictions spécifiques mais appelle à une utilisation raisonnable de l'eau : limiter les arrosages non indispensables, réparer les fuites et privilégier des pratiques économes.
« Une situation météorologique très particulière », note la préfecture.
Sur le terrain, les agriculteurs et gestionnaires d'espaces verts devront adapter leurs calendriers d'irrigation et revoir certaines pratiques. Pour les particuliers, le respect des horaires et des interdictions — notamment l'arrosage en journée et le remplissage de piscines — est essentiel pour éviter des sanctions et, surtout, préserver la ressource en attendant des pluies plus significatives.
Les services de l'État rappellent que ces mesures visent à anticiper une aggravation possible de la sécheresse. Les dispositifs sont susceptibles d'évoluer si la situation hydrologique change : un retour d'informations régulier des mairies et des usagers permettra d'ajuster les mesures.
Pour toute précision ou signalement, il est recommandé de se rapprocher de la mairie ou de la préfecture. La vigilance collective reste la meilleure réponse pour traverser cette période de manque d'eau.