Une façade médiévale au cœur de la cité d'Angers
Située au 17, rue Saint-Aignan, à l'entrée de la Cité historique et à quelques centaines de mètres du château, la Maison du Chapelain — dite aussi de la chapelle de Landemore — attire depuis des décennies le regard des promeneurs et des photographes. Érigée entre 1399 et 1400, elle est considérée comme « la plus ancienne construction médiévale à pan de bois d’Angers ».
Propriétaire depuis 1971, Alex Brunet l'avait restaurée en profondeur. Mise en vente une première fois en septembre 2023, elle n'avait alors pas trouvé acquéreur. Selon les informations publiées, la demeure va être remise sur le marché immobilier, cette fois à un prix inférieur à la précédente offre.
Patrimoine, tourisme et marché immobilier
La remise en vente soulève plusieurs enjeux pour la ville : la conservation d'un bien classé par l'intérêt historique, la gestion des flux touristiques autour de la Cité et la nature des futurs travaux d'entretien ou d'adaptation. Les habitants et acteurs locaux suivent ce dossier de près, car l'adresse constitue un élément visible du patrimoine angevin, souvent comparé à la Maison d'Adam, place Sainte-Croix, datant de 1491.
« Les touristes sont nombreux à faire une halte devant la Maison du Chapelain », notent les archives locales.
Le devenir de la bâtisse dépendra du profil de l'acquéreur : maintien en habitation privée, transformation en commerce ou ouverture au public pour valorisation patrimoniale. Chacune de ces options implique des contraintes spécifiques liées aux règles de protection des immeubles anciens et aux autorisations municipales.
- Adresse : 17, rue Saint-Aignan
- Dates de construction : 1399-1400
- Propriété : acquise et restaurée par Alex Brunet en 1971
- Statut récent : remise en vente après une première offre en septembre 2023
| Élément | Information |
|---|---|
| Année de construction | 1399-1400 |
| Adresse | 17, rue Saint-Aignan |
| Propriétaire notable | Alex Brunet (acquisition 1971) |
La ville d'Angers, ses services d'urbanisme et les associations de sauvegarde du patrimoine seront des interlocuteurs clés si le projet aboutit à des modifications visibles. Pour les Angevin·es, la vente représente une opportunité et un risque : opportunité de redynamiser l'usage du lieu, risque de voir disparaître l'accessibilité visuelle ou le caractère authentique de cette maison médiévale.
Le suivi de cette mise en vente permettra de savoir si la Maison du Chapelain conservera sa place parmi les emblèmes architecturaux du centre-ville, ou si elle changera de visage sous l'impulsion d'un nouveau propriétaire. Dans l'immédiat, elle reste un point d'arrêt apprécié des visiteurs qui parcourent la vieille ville.