Une mise en examen après l’alerte d’un enfant et la découverte de vidéos
La sérénité des structures périscolaires d’Angers a été brusquement troublée fin juillet. Un homme de 26 ans, employé par la mairie comme animateur scolaire et intervenant en centre aéré, a été arrêté le 23 juillet puis mis en examen et placé en détention provisoire samedi 25 juillet. Les investigations ont été ouvertes à la suite de la plainte des parents d’un enfant de quatre ans fréquentant le centre aéré La Pérussaie.
Selon le parquet d’Angers, le garçon a raconté à ses parents avoir subi des attouchements de la part d’un animateur. Alertés le 22 juillet, les services de police sont intervenus rapidement et ont procédé à l’interpellation le lendemain. La mairie a suspendu immédiatement l’agent concerné et informé l’ensemble des familles du centre aéré.
Des éléments matériels retrouvés sur les appareils de l’accusé
Lors de la garde à vue, les enquêteurs ont découvert sur les appareils électroniques de l’individu des vidéos de zones intimes mettant en scène six petites filles scolarisées en grande section à l’école Bois de Mollières, établissement où il intervenait. Le mis en cause a reconnu être l’auteur de ces enregistrements et a admis des faits de voyeurisme concernant deux autres enfants du même âge, tandis qu’il nie les attouchements évoqués par le jeune plaignant.
"Une information judiciaire est ouverte pour préciser les faits et rechercher d'autres victimes", indique le parquet d'Angers.
- Personne mise en cause : homme, 26 ans, animateur périscolaire et en centre aéré.
- Structures concernées : centre aéré La Pérussaie et école Bois de Mollières (grande section).
- Qualification des faits visés : agression sexuelle sur mineurs, enregistrement et détention d’images pornographiques de mineurs, voyeurisme.
Conséquences locales et procédure
Le parquet d’Angers a ouvert une information judiciaire afin d’approfondir les investigations et d’identifier d’éventuelles autres victimes. La décision de placement en détention provisoire traduit la gravité des éléments matériels découverts par les enquêteurs. La mairie a, de son côté, procédé à la suspension de l’animateur dès son placement en garde à vue et a alerté les familles concernées.
| Date | Événement |
|---|---|
| 22 juillet 2026 | Parents alertent la police après le récit de l'enfant |
| 23 juillet 2026 | Interpellation de l'animateur |
| 25 juillet 2026 | Mise en examen et placement en détention provisoire |
Sur le plan local, cette affaire ravive des questions sur la prévention et la surveillance dans les temps périscolaires et en centres de loisirs. Les autorités judiciaires poursuivent l’enquête pour établir l’étendue des faits et protéger d’éventuelles victimes supplémentaires.