Un prix municipal pour révéler de nouvelles voix
Le Prix de la Ville d'Angoulême, soutenu par la municipalité, met cette année encore en lumière des premiers romans francophones dont les auteurs seront mis à l'honneur lors d'Angoulême Se Livre. La sélection 2026 réunit huit textes aux provenances et aux tonalités très différentes, du récit historique à la fiction politique, en passant par le fantastique et les histoires familiales.
« mettre en lumière une nouvelle voix littéraire »
Le jury, qui se réunira à nouveau à la rentrée, doit annoncer le roman primé en septembre. Le lauréat bénéficiera ensuite d'une mise en avant durant la neuvième édition d'Angoulême Se Livre, programmée du 16 au 18 octobre 2026 à l'Espace Franquin et au 16/9ᵉ.
Une sélection éclectique
La liste des huit romans retenus témoigne d'une grande diversité de formes et de sujets. On y trouve autant des fictions ancrées dans des histoires personnelles que des récits qui s'emparent de grands épisodes historiques ou de questions sociétales.
- Aride, d'Ugo de Gregorio (La Manufacture de livres) : un western fantastique situé dans une ville désertique dominée par la superstition et les rapports de pouvoir.
- L'Âge de déplaire, d'Abibou Diouf (Albin Michel) : le parcours d'un homme partagé entre Paris et Dakar, confronté au deuil et aux traditions familiales.
- La Méthode, de David Djaïz (Stock) : l'essayiste signe une fiction autour d'une campagne d'extermination des chiens errants, annonciatrice des violences du XXe siècle.
- Le Mouvement, de Douce Dibondo (Rivages) : récit d'une révolte collective, artistique et politique née du meurtre d'une jeune femme.
- Joseph dans la nuit, d'Olivier Grondeau (L'Iconoclaste) : inspiré d'une expérience carcérale en Iran, un roman sur l'enfermement et la résistance par l'art.
- Rappelle-moi, ma belle, d'Anna Ostasenko Bogdanoff (JC Lattès) : exploration familiale autour de la figure paternelle.
- Les Serments trahis, de Šeila Pohara (Gallimard) : le siège de Sarajevo vu par les yeux d'une enfant condamnée à l'exil.
- Le Dernier Présage de Victoria Woodhull, de Maxim Schwartz (Philippe Rey) : comédie historique imaginant la journée annoncée de la mort d'une militante américaine.
Ce que ce prix apporte à Angoulême
Au-delà de la récompense elle-même, le Prix de la Ville fonctionne comme un révélateur : il offre une visibilité aux auteurs débutants et nourrit la programmation littéraire locale. Inscrit dans le calendrier d'Angoulême Se Livre, il permet d'articuler la vie éditoriale nationale avec les rendez-vous culturels de la ville, dont l'Espace Franquin est l'un des lieux phares.
Calendrier et suite
Le jury désignera le roman primé en septembre. Durant le week-end d'Angoulême Se Livre, du 16 au 18 octobre, le lauréat recevra un temps de présentation et des rencontres avec le public, offrant aux lecteurs de la Charente l'occasion de découvrir une voix émergente.
| Événement | Date / Lieu |
|---|---|
| Annonce du lauréat | Septembre 2026 |
| Angoulême Se Livre | 16–18 octobre 2026 — Espace Franquin et 16/9ᵉ |
Cette sélection, riche par sa diversité thématique, illustre la volonté municipale de soutenir la création littéraire et d'ancrer Angoulême comme une scène culturelle attentive aux voix nouvelles.