Une initiative législative portée depuis la première circonscription
Le député de la première circonscription de la Charente, René Pilato (La France Insoumise), a enregistré le 15 septembre 2026 une proposition de loi destinée à poser un cadre légal « strict et intemporel » autour des systèmes d’intelligence artificielle accessibles au grand public. Le texte, communiqué à la presse le 20 septembre, vise à encadrer des usages jugés dangereux pour la santé psychique, l’ordre public ou la vie affective des usagers.
Quels objectifs pour le texte ?
La proposition fixe plusieurs priorités annoncées par l’élu : interdire les dispositifs estimés contraires à l’éthique, protéger les utilisateurs et renforcer le contrôle étatique du secteur. Parmi les mesures essentielles mentionnées dans le dossier :
- interdiction des intelligences artificielles jugées «
non éthiques
» ; - protection contre des programmes susceptibles de nuire à la santé psychique ou d’encourager des comportements illégaux ;
- interdiction des systèmes visant à simuler des liens affectifs ou des relations humaines ;
- garantie d’un droit effectif à la suppression des données personnelles collectées par ces technologies.
Création d’une autorité nationale de contrôle
Pour assurer l’application de ces règles, le texte propose la création d’une instance dédiée, l’Autorité nationale de l’intelligence artificielle (ANIA). Cette structure aurait pour mission d’évaluer, de certifier et d’autoriser la mise sur le marché de chaque système d’IA destiné au public. Le principe est de soumettre les systèmes à une autorisation préalable, afin de prévenir les risques avant leur diffusion.
Enjeux locaux et nationaux
Sur le plan local, l’initiative de René Pilato résonne dans un territoire où le débat sur les usages numériques prend de l’ampleur, tant pour les services publics que pour les entreprises et les associations. À l’échelle nationale, le projet s’inscrit dans une série d’interventions législatives visant à encadrer des technologies aux conséquences sociétales importantes. La création d’une autorité indépendante traduirait une volonté de contrôle plus strict, au-delà des régulations existantes.
Calendrier et suite attendue
Le dépôt de la proposition marque le point de départ du processus parlementaire : examen en commission, débats et votes possibles. Le texte devra aussi faire face à des consultations techniques et juridiques, ainsi qu’aux réactions des acteurs du secteur (laboratoires, start-up, plateformes) et des organisations de défense des libertés numériques. À ce stade, aucune date d’audition ou d’inscription à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale n’a été annoncée publiquement.
| Mesure clé | Objectif |
|---|---|
| Interdiction d'IA « non éthiques » | Prévenir risques psychiques et comportements illégaux |
| Droit à la suppression des données | Renforcer le contrôle des usagers sur leurs données |
| Création de l'ANIA | Évaluer, certifier et autoriser les IA destinées au public |
La proposition de René Pilato ouvre un débat qui touchera autant à la protection des personnes qu’à la manière de réguler une industrie en rapide évolution. Les prochains mois diront si cette approche rencontrera un soutien parlementaire et quelles seront ses implications concrètes pour les acteurs installés en Charente.