Un tir en pleine rue, une arme imprimée en 3D et une condamnation
Le 22 juillet dernier, une altercation rue de Verdun à Arpajon a dégénéré : un homme a été victime d'un tir au bras. Ce jeudi 30 juillet, le tribunal correctionnel d'Évry-Courcouronnes a condamné le prévenu, âgé de 40 ans, à quatre ans de prison ferme pour ces faits.
Selon l'audience, l'auteur des coups, présenté comme père de famille et originaire de l'Île de la Réunion, a expliqué avoir agi « par peur » après une querelle impliquant un habitant du quartier au profil trouble. Il avait, quelques heures plus tôt, pris la décision de se procurer une arme à Évry-Courcouronnes.
« Depuis 20 ans, vous avez été condamné à 20 reprises, ce qui démontre une certaine constance dans votre parcours de délinquant »
La présidente du tribunal a rappelé le lourd passé judiciaire du prévenu, mentionné à l'audience : vingt condamnations antérieures. L'homme travaillait toutefois en CDI comme chef de cuisine pour une grande entreprise et vivait chez sa compagne près du lieu des faits.
Une arme artisanale et des munitions réelles
Les investigations ont établi que l'arme utilisée n'était pas factice : il s'agit d'un Glock imprimé en 3D, chargé de munitions de calibre .22 long rifle. Le projectile a atteint la victime au niveau du bras ; aucune information sur son état ultérieur n'a été fournie dans le compte rendu de l'audience.
- Date de l'incident : 22 juillet 2026
- Lieu : rue de Verdun, Arpajon (Essonne)
- Condamnation : 4 ans de prison ferme (tribunal correctionnel d'Évry)
- Arme : pistolet de type Glock imprimé en 3D, chargé en .22 long rifle
| Date | Lieu | Peine | Arme |
|---|---|---|---|
| 22/07/2026 | Arpajon (rue de Verdun) | 4 ans ferme | Glock imprimé en 3D (.22 LR) |
Aux yeux de la présidente, l'accumulation de condamnations précédentes a joué contre le prévenu. À l'audience, il a également affirmé s'être rendu en voiture à Évry-Courcouronnes pour acheter l'arme, dans l'intention de se protéger d'une « éventuelle agression ». Le tribunal a retenu la qualification de faits suffisamment graves pour justifier la peine prononcée.
Cette affaire illustre deux préoccupations actuelles : la circulation d'armes artisanales rendues possibles par l'impression 3D et la réitération des comportements délinquants malgré une réinsertion professionnelle partielle. À Arpajon, comme ailleurs en Île-de-France, la combinaison de tensions de voisinage et d'accès facilité à des armes artisanales alerte les autorités judiciaires et policières.
La décision du tribunal est exécutoire. Le prévenu, déjà condamné pour trafic de stupéfiants dans le passé, retourne en détention pour purger sa peine.