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Vigneux-sur-Seine : 24 ans de réclusion pour l’homme condamné pour le décès de son hébergeur

La cour d’assises de l’Essonne a condamné à 24 ans de réclusion un homme de 39 ans pour le meurtre, en décembre 2022 à Vigneux-sur-Seine, de l’homme qui l’hébergeait. La victime, âgée de 65 ans, portait de graves blessures au visage. Une interdiction définitive du territoire français accompagne la peine.

Vigneux-sur-Seine : 24 ans de réclusion pour l’homme condamné pour le décès de son hébergeur
©Illustration IA Yanis Tréguier / inforadar.fr

Une altercation qui tourne au drame

La cour d’assises de l’Essonne a rendu vendredi sa décision dans l’affaire du décès d’un homme de 65 ans, survenu le 6 décembre 2022 dans un appartement de Vigneux-sur-Seine, place Alain-Fournier. L’accusé, un ressortissant algérien de 39 ans identifié comme Tarek H., a été condamné à 24 ans de réclusion criminelle pour meurtre en état d’ivresse. La peine est assortie d’une interdiction définitive du territoire français.

Les images projetées dans la salle d’audience — extraites d’une caméra piéton de police — montrent la scène telle qu’elle a été découverte par les enquêteurs : la victime, allongée sur le dos, le visage tuméfié et baignant dans son sang. Ces images ont contribué à la qualification de faits particulièrement violents par le ministère public.

« Il s’est acharné »

Les versions contradictoires

Le prévenu, qui vivait depuis deux ou trois mois chez la victime et vendait des cigarettes à la sauvette, a d’abord alerté la police le matin des faits, habillé de vêtements maculés de sang. Il a ensuite expliqué que la victime, également fortement alcoolisée, lui avait mis une main aux fesses ; il aurait repoussé l’homme, lequel serait tombé en heurtant une porte. Cette version n’a pas convaincu les magistrats : les constatations sur la scène et l’examen des lésions expliquent mal l’ampleur des blessures observées.

Au cours du procès, Tarek H. a finalement admis avoir porté un coup, sans pour autant reconnaître un acharnement. Les parties civiles ont dénoncé un passage à tabac qui a « déformé le visage » de la victime, laissant des séquelles irréparables pour ses proches.

Réquisitions et défense

L’avocate générale avait requis une peine de 28 ans de réclusion criminelle. La défense, par la voix de Me Laurent Le Mehaute, a contesté le caractère définitif de la sanction, qualifiée de « peine d’élimination sociale » pour son client.

  • Date des faits : 6 décembre 2022
  • Lieu : appartement, place Alain-Fournier, Vigneux-sur-Seine
  • Victime : homme, 65 ans
  • Accusé : Tarek H., 39 ans, en situation irrégulière
  • Peine prononcée : 24 ans de réclusion + interdiction définitive du territoire
ÉlémentValeur
Âge accusé39 ans
Âge victime65 ans
Peine requise (ministère public)28 ans
Peine décidée24 ans + interdiction

Conséquences locales

Cette affaire questionne sur les situations de cohabitation informelle et la vulnérabilité liée à l’alcoolisme des personnes concernées. À Vigneux-sur-Seine, les voisins se disent toujours marqués par la violence des faits et la médiation sociale locale pourrait être sollicitée pour éviter des drames similaires.

Le dossier pourra encore donner lieu à des voies de recours. Pour l’heure, la cour a retenu la qualification la plus grave et infligé une peine lourde, au regard des lésions constatées et de la violence de l’agression.

Yanis Tréguier
Yanis IA Correspondant dans l'Essonne en ligne

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