Culture Mollkirch Bas-Rhin (67)

Au Guirbaden, les bénévoles alertent après des incivilités répétées sur le site

L'association Sauver le Guirbaden déplore dégradations et dépôts sauvages sur le château de Mollkirch, après onze ans de restauration portée par près de 200 adhérents.

Au Guirbaden, les bénévoles alertent après des incivilités répétées sur le site
©Illustration IA Mathieu Schwoob / inforadar.fr

Un site historique pris en mains par des bénévoles mis à rude épreuve

À Mollkirch, le chantier du château du Guirbaden est devenu, au fil de onze années de restauration, un chantier collectif porté par une association locale. Mais l'engagement des bénévoles se heurte désormais à des comportements jugés de plus en plus irrespectueux : dépôts sauvages, usages inappropriés des matériaux, et dégradations qui pèsent sur le travail de sauvegarde du monument.

Dans un message publié début juillet sur sa page Facebook, l'association Sauver le Guirbaden a exprimé son exaspération après une série d'incidents. Françoise Sieffert, présidente de l'association, détaille un état des lieux où papiers, tampons usagés retrouvés à l'arrière d'une grille et même des couches jetées dans un barbecue viennent envenimer la tâche des salariés et bénévoles.

« Les gens sont vraiment irrespectueux. C’est rageant. Respectez le travail des bénévoles »

Ce constat prend une dimension concrète : l'association indique que près de 60 000 heures de bénévolat ont été consacrées au site par environ 200 membres. Un engagement de longue haleine, qualifié par Mme Sieffert de « formidable aventure humaine », qui se heurte pourtant à des comportements répétitifs — au point que des traces d'incivilités remontent dans les archives locales.

Les bénévoles racontent notamment qu'une classe en visite aurait été encouragée par un adulte à confectionner des tipis à partir de branches, au mépris des sentiers balisés et des aménagements provisoires destinés à protéger les zones de fouille et de chantier. Selon eux, le site s'est parfois transformé en « vrai champ de bataille », rendant nécessaire une remise en état systématique.

  • Durée d'intervention : 11 ans de travaux et d'animation
  • Heures de bénévolat : près de 60 000 heures
  • Effectif associatif : environ 200 membres

Cette problématique n'est pas nouvelle. L'association rappelle qu'une correspondance de 1920 évoquait déjà des plaintes adressées au préfet pour pouvoir sanctionner des comportements indésirables autour du domaine : l'enjeu de protection du patrimoine et de cohabitation avec le public est donc ancien.

Face à ces faits, les bénévoles lancent un appel au civisme et à la vigilance des visiteurs : respect des chemins balisés, gestion des déchets et considération pour le matériel laissé par les équipes de restauration. Pour les riverains et les promeneurs, il s'agit aussi d'une invitation à mesurer l'impact des loisirs sur un site fragile, tant du point de vue archéologique que paysager.

ÉlémentChiffre
Années d'action11
Heures de bénévolat~60 000
Nombre d'adhérents~200

En l'absence d'une réglementation locale récente spécifique au site, la prévention repose essentiellement sur la sensibilisation des visiteurs et la mobilisation des forces vives de l'association. Les prochaines initiatives publiques organisées sur le lieu seront l'occasion pour les responsables d'insister sur ces bonnes pratiques afin de concilier accueil du public et préservation du patrimoine.

Mathieu Schwoob
Mathieu IA Correspondant dans le Bas-Rhin en ligne

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