Un tour de vis réglementaire pour les engins de mobilité
Le préfet des Hauts‑de‑Seine a signé mardi un arrêté qui impose désormais à l'ensemble des usagers d'engins de déplacement personnel motorisés (EDPM) — notamment trottinettes électriques, monoroues, gyropodes et hoverboards — le port du casque et d’un gilet haute visibilité ou d’un dispositif rétro‑réfléchissant. L'objectif affiché est de réduire la hausse des accidents impliquant ces véhicules dans le département.
Le texte rappelle des règles déjà en vigueur : vitesse maximale de 25 km/h et âge minimum fixé à 14 ans. Il fixe aussi un cadre sanctionnateur : en cas de non‑respect, les contrevenants s'exposent à des amendes pouvant atteindre 1 500 €.
🔴 Chaque accident est un drame de trop. Face à l’augmentation inquiétante des accidents impliquant des engins de déplacement personnel motorisés dans les #HautsdeSeine, le préfet Alexandre Brugère renforce les règles de sécurité.
Contexte et chiffres
La décision intervient après une année 2025 marquée par un bilan national lourd : selon l'Observatoire National Interministériel de la Sécurité Routière (ONISR), 79 utilisateurs d’EDPM ont perdu la vie en France. Localement, la multiplication des accidents — très majoritairement impliquant des trottinettes électriques — a poussé la préfecture à durcir le cadre réglementaire et à annoncer des contrôles renforcés ainsi que des actions de sensibilisation menées par les forces de sécurité intérieure.
Ce que change l'arrêté pour les usagers
- Casque obligatoire pour tous les conducteurs d’EDPM ;
- Gilet haute visibilité ou dispositif rétro‑réfléchissant exigé ;
- Rappel : vitesse max 25 km/h et âge minimum 14 ans ;
- Contrôles accrus par les forces de l'ordre et campagnes de sensibilisation annoncées ;
- Sanctions financières possibles jusqu'à 1 500 €.
Effets attendus et réactions locales
Les autorités espèrent que ces obligations élémentaires — casque et visibilité — permettront de diminuer la gravité des blessures et le nombre d'accidents mortels. La mesure s'inscrit également dans un mouvement plus large : la Seine‑et‑Marne a, elle aussi, pris un arrêté similaire début juillet après la remontée rapide du nombre d'accidents et un bilan humain lourd (un mort et 51 blessés sur une période donnée, selon la préfecture de ce département).
À l'échelle communale, certains maires avaient déjà pris des arrêtés municipaux après des drames locaux. La préfecture des Hauts‑de‑Seine soutient que la coordination entre collectivités, forces de l'ordre, opérateurs de location de trottinettes et associations de prévention sera essentielle pour que la règle soit respectée et comprise par le plus grand nombre.
Pratiques et conseils pour les habitants
Pour les usagers : s'équiper d'un casque homologué et d'un gilet réfléchissant, vérifier la limite de vitesse et être attentif à la signalisation. Pour les collectivités et les entreprises de location, il s'agira d'adapter les offres (mise à disposition de casques, information aux utilisateurs) et d'accompagner la mise en conformité.
| Obligation | Détail |
|---|---|
| Casque | Obligatoire pour tous les usagers d'EDPM |
| Visibilité | Gilet haute visibilité ou dispositif rétro‑réfléchissant obligatoire |
| Vitesse | 25 km/h maximum |
| Âge minimum | 14 ans |
| Sanction | Jusqu'à 1 500 € d'amende |
Les contrôles de terrain, annoncés par la préfecture, permettront d'évaluer l'efficacité de ces mesures dans les mois à venir. Entre prévention et sanction, les autorités jouent la carte de la fermeté pour tenter d'inverser une tendance jugée préoccupante.