Un programme national clé qui arrive à échéance
Le programme "Action Cœur de Ville", lancé en 2018 pour soutenir la revitalisation des centres urbains, arrive à son terme en décembre 2026. À l'occasion des 20es Assises nationales du Centre-Ville, les élus des villes moyennes, dont ceux de Chambéry, ont fait part de leurs inquiétudes et demandé au gouvernement des précisions sur la suite du dispositif.
Une demande d'"Acte III" et de moyens renforcés
Les maires plaident pour la mise en place d'un "Acte III" dès 2027, doté de moyens financiers adaptés et d'une attention particulière aux territoires les plus fragiles. Depuis 2018, le programme a soutenu des projets en faveur du commerce de proximité, de l'habitat, des services publics et de l'attractivité économique des centres-villes. À Chambéry, ces actions ont accompagné des transformations visibles du cœur de ville.
« Les centres-villes restent des espaces essentiels de proximité et de lien social », ont rappelé les élus réunis aux Assises.
Les participants ont également souligné l'élargissement progressif du programme, initialement centré sur les centres-villes puis étendu aux entrées de ville et aux quartiers de gare lors d'une seconde phase.
- Plus de 100 maires soutiennent déjà la démarche visant à prolonger le dispositif.
- Les élus demandent des affectations budgétaires pérennes pour poursuivre les projets en cours.
- Chambéry et Annemasse sont citées comme des exemples locaux concernés par la suite du programme.
Un attachement des Français aux centres-villes
Les revendications des élus s'appuient sur des données d'opinion. Selon le 11e Baromètre du centre-ville et du commerce de l'Institut CSA, 64 % des Français déclarent être attachés aux centres-villes, une proportion qui monte à 75 % pour les plus de 35 ans — un argument souvent mis en avant pour justifier la poursuite d'investissements publics.
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Attachement des Français aux centres-villes | 64 % |
| Attachement chez les +35 ans | 75 % |
Pour Chambéry, l'enjeu est double : consolider les progrès obtenus dans le centre historique et adapter les interventions aux nouveaux usages commerciaux et urbains. Les élus locaux attendent désormais des réponses concrètes du gouvernement afin que les projets engagés ne s'interrompent pas et que les fragilités restent accompagnées.
La clôture annoncée du dispositif national soulève donc une question centrale pour l'avenir des villes moyennes : la revitalisation pourra-t-elle se poursuivre sans cadre national et financements ad hoc ? Les prochains mois seront décisifs pour connaître l'étendue des engagements étatiques et la capacité des collectivités à pérenniser les actions déjà lancées.