Un rassemblement pour exiger une loi nationale
Près de 100 personnes se sont réunies samedi 4 juillet à Chartres pour demander l'adoption d'une loi-cadre intégrale visant à lutter contre les violences sexistes et sexuelles. Le rassemblement, organisé à l'appel de huit organisations, s'est déroulé devant le tribunal judiciaire de la ville et faisait aussi office d'hommage à Lyhanna, jeune femme portée disparue le 29 mai dans le Gers et dont le corps a été retrouvé le 4 juin.
Une mobilisation interassociative et syndicale
Le mouvement local s'inscrit dans une vague de manifestations nationales qui ont suivi l'émotion suscitée par ce drame. À Chartres, les associations et syndicats mobilisateurs ont voulu souligner le caractère transversal de la question, impliquant prévention, réponse judiciaire et accompagnement des victimes.
- Collectif En lutte pour nous toutes
- Fédération d'Eure-et-Loir de la Ligue de l'enseignement
- Amnesty International Chartres
- Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples)
- FSU (Fédération syndicale unitaire)
- Union syndicale Solidaires
- La France Insoumise (branche locale)
- Chartres Ecologie
Les organisateurs ont réclamé que la loi soit examinée en session extraordinaire du Parlement dès juillet, estimant que la question dépasse les clivages politiques et touche au quotidien des habitants.
Des revendications concrètes
Les manifestants ont porté des slogans dénonçant la marchandisation des personnes et réaffirmant la parole des victimes. Sur le fond, les associations demandent des mesures articulées autour de trois axes : prévention, traitement judiciaire et accompagnement des victimes. Clervie Guillou, vice-présidente du collectif En lutte pour nous toutes, a résumé la logique du rassemblement :
"C'est un sujet transversal ! Les revendications sont donc soutenues par des syndicats, des associations d'aide aux victimes mais aussi par des partis politiques. Ce sont des problématiques locales de la vie quotidienne, qui nécessitent une loi nationale."
Conséquences locales et suite
À Chartres, ce quatrième rassemblement devant le tribunal illustre une mobilisation persistante : trois rassemblements similaires avaient déjà eu lieu. Pour les associations, l'enjeu est d'obtenir des réponses durables, visibles au niveau local (meilleure prévention en milieu scolaire et professionnel, orientations claires des services d'aide aux victimes, rapidité des procédures judiciaires) et au niveau national via une loi-cadre.
La tenue d'une session parlementaire extraordinaire en juillet reste la demande prioritaire des organisateurs. D'ici là, les collectifs entendent poursuivre la sensibilisation et le travail de proximité afin que les propositions avancées obtiennent un accueil politique concret.
| Date | 4 juillet |
|---|---|
| Lieu | Tribunal judiciaire de Chartres |
| Nombre de participants | Environ 100 |
| Organisations | 8 associations et syndicats |