Le chantier se déplace, le cœur historique reste sous protection
Depuis quelques semaines, l’immense échafaudage qui ceint la collégiale Saint‑Martin de Colmar a avancé pour atteindre le niveau du chœur de l’édifice. L’imposante structure de 15 étages (environ 30 mètres de haut) qui a masqué la face nord depuis juin 2024 marque ainsi une nouvelle étape d’un chantier de restauration extérieure d’ampleur, programmé pour se poursuivre jusqu’en 2030.
La première tranche du programme, menée entre juin 2024 et avril 2026, a permis d’aborder des interventions majeures : restauration des sculptures, remise en état des garde‑corps, ravalement des parements, ainsi que la rénovation de la couverture et de la charpente. Ces opérations ont visé à stabiliser la façade et à limiter la dégradation liée au temps et aux intempéries.
Sur les techniques et matériaux employés, les responsables du chantier insistent sur la fidélité au bâti originel. « Les tuiles abîmées ou manquantes ont été remplacées par des tuiles neuves de la tuilerie de Niderviller », explique Damien Pereira, ingénieur au service de la conservation des Monuments historiques à la DRAC, chargé du suivi des travaux. La couverture de la chapelle des fonts baptismaux a, elle aussi, été intégralement refaite, selon des modalités respectueuses des savoir‑faire traditionnels.
« La couverture de la chapelle des fonts baptismaux a été intégralement refaite », précise Ekaterina Stefanova, architecte du patrimoine, maîtresse d'œuvre du chantier.
L’architecte du patrimoine en charge de la maîtrise d’œuvre, Ekaterina Stefanova, assure la coordination des interventions afin de concilier exigence de conservation et exigences techniques contemporaines. L’avancée du chantier sur le chœur devrait permettre d’accéder à des éléments sculptés et des parties hautes qui n’étaient pas visibles depuis le sol, afin d’en évaluer l’état et d’appliquer les traitements nécessaires.
Pour les Colmariens et les visiteurs, ces travaux signifient à la fois précaution et promesse : précaution, parce que l’imposant échafaudage modifie le paysage habituel de la place et de la vieille ville ; promesse, parce que l’ensemble du programme vise à préserver la collégiale pour les décennies à venir.
- Période : première tranche de juin 2024 à avril 2026 ; travaux prévus jusqu’en 2030.
- Hauteur de l’échafaudage : 15 étages, soit environ 30 m.
- Matériaux : tuiles neuves issues de la tuilerie de Niderviller ; reprise de charpente et couverture.
- Acteurs : DRAC (ingénieur Damien Pereira), maîtrise d’œuvre conduite par Ekaterina Stefanova.
| Élément | Intervention |
|---|---|
| Sculptures et parements | Restauration et nettoyage |
| Couverture | Remplacement de tuiles, refonte de la chapelle des fonts |
| Charpente | Travaux de consolidation |
Les services en charge du chantier indiquent la volonté de conserver l’esthétique et la matière de l’édifice, tout en appliquant des solutions robustes pour limiter de futurs entretiens lourds. Les prochaines étapes, désormais concentrées sur le chœur, permettront d’affiner le diagnostic architectural et de programmer les interventions à venir, qui continueront d’impacter l’apparence temporaire de la collégiale mais visent à garantir sa pérennité.
Dans l’attente, la collégiale reste visible et accessible selon les contraintes de sécurité, et le chantier continuera d’être suivi de près par les services de conservation des Monuments historiques et les partenaires locaux.