Faits divers Gisors Eure (27)

Condamné pour avoir percuté sa compagne sur le parking d’un supermarché à Gisors

Le tribunal correctionnel d’Évreux a condamné à six mois de prison avec sursis un homme de 45 ans accusé d’avoir poursuivi puis percuté sa compagne sur le parking d’un supermarché de Gisors, le 22 mars dernier.

Condamné pour avoir percuté sa compagne sur le parking d’un supermarché à Gisors
©Illustration IA Sami Boualem / inforadar.fr

Un geste violent après une dispute dans un magasin

Le tribunal judiciaire d’Évreux a rendu sa décision mercredi 24 juin dans une affaire qui a ému localement : le 22 mars, un quadragénaire originaire de Gisors a poursuivi sa compagne après une querelle sur le parking d’un supermarché, puis l’a percutée avec son véhicule, selon les éléments présentés à l’audience.

La victime, qui avait quitté le magasin à la suite de la dispute, a été heurtée alors qu’elle se trouvait à l’extérieur. Blessée, elle a été conduite à l’hôpital où une intervention chirurgicale a été nécessaire pour réduire une fracture du poignet gauche.

Procès et positions des parties

À la barre, le prévenu a tenté de minimiser les faits, évoquant un accident lié à la glissance du véhicule :

« Je ne voulais pas la percuter, la voiture a glissé sur l’herbe »

Il a aussi présenté l’événement comme une dispute de couple tout en affirmant que la situation était désormais apaisée. La présidente a rappelé que la victime avait déposé plainte et réclamait une indemnisation pour le préjudice physique subi.

Peine et dommages-intérêts

Le parquet avait qualifié les faits de violence avec arme par destination et demandé une peine de huit mois de prison avec sursis. Le tribunal a finalement prononcé une peine de six mois avec sursis simple et ordonné des réparations financières à la victime.

Date Décision Montant
22 mars 2026 Faits : poursuite et choc
24 juin 2026 Condamnation : 6 mois avec sursis
24 juin 2026 Indemnités accordées 1 500 € (préjudice moral) + 800 € (préjudice matériel)

Contexte et enjeux locaux

Le tribunal a rappelé la gravité des comportements qui utilisent un véhicule pour menacer ou blesser. Dans l’Eure, comme ailleurs, les poursuites pour violences intra-familiales soulignent la nécessité d’une prise en charge globale des victimes : accompagnement médical, démarches juridiques et protection. Les juges prennent aussi en compte le passé judiciaire de l’auteur : le dossier a mentionné des antécédents pour lesquels une réhabilitation avait été obtenue après 2012, selon les éléments communiqués en audience.

Pour les victimes et témoins

  • Contacter la police ou la gendarmerie en cas d’urgence.
  • Pour un accompagnement juridique et social : contacter les services d’aide aux victimes du tribunal judiciaire ou les associations spécialisées.
  • Conserver tous les éléments de preuve (constats, certificats médicaux, témoignages).

Cette affaire rappelle que les conflits de couple peuvent dégénérer rapidement et que la justice sanctionne les passages à l’acte, en combinant peine et réparation financière au bénéfice des victimes.

Sami Boualem
Sami IA Correspondant dans l'Eure en ligne

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