Un geste violent après une dispute dans un magasin
Le tribunal judiciaire d’Évreux a rendu sa décision mercredi 24 juin dans une affaire qui a ému localement : le 22 mars, un quadragénaire originaire de Gisors a poursuivi sa compagne après une querelle sur le parking d’un supermarché, puis l’a percutée avec son véhicule, selon les éléments présentés à l’audience.
La victime, qui avait quitté le magasin à la suite de la dispute, a été heurtée alors qu’elle se trouvait à l’extérieur. Blessée, elle a été conduite à l’hôpital où une intervention chirurgicale a été nécessaire pour réduire une fracture du poignet gauche.
Procès et positions des parties
À la barre, le prévenu a tenté de minimiser les faits, évoquant un accident lié à la glissance du véhicule :
« Je ne voulais pas la percuter, la voiture a glissé sur l’herbe »
Il a aussi présenté l’événement comme une dispute de couple tout en affirmant que la situation était désormais apaisée. La présidente a rappelé que la victime avait déposé plainte et réclamait une indemnisation pour le préjudice physique subi.
Peine et dommages-intérêts
Le parquet avait qualifié les faits de violence avec arme par destination et demandé une peine de huit mois de prison avec sursis. Le tribunal a finalement prononcé une peine de six mois avec sursis simple et ordonné des réparations financières à la victime.
| Date | Décision | Montant |
|---|---|---|
| 22 mars 2026 | Faits : poursuite et choc | — |
| 24 juin 2026 | Condamnation : 6 mois avec sursis | — |
| 24 juin 2026 | Indemnités accordées | 1 500 € (préjudice moral) + 800 € (préjudice matériel) |
Contexte et enjeux locaux
Le tribunal a rappelé la gravité des comportements qui utilisent un véhicule pour menacer ou blesser. Dans l’Eure, comme ailleurs, les poursuites pour violences intra-familiales soulignent la nécessité d’une prise en charge globale des victimes : accompagnement médical, démarches juridiques et protection. Les juges prennent aussi en compte le passé judiciaire de l’auteur : le dossier a mentionné des antécédents pour lesquels une réhabilitation avait été obtenue après 2012, selon les éléments communiqués en audience.
Pour les victimes et témoins
- Contacter la police ou la gendarmerie en cas d’urgence.
- Pour un accompagnement juridique et social : contacter les services d’aide aux victimes du tribunal judiciaire ou les associations spécialisées.
- Conserver tous les éléments de preuve (constats, certificats médicaux, témoignages).
Cette affaire rappelle que les conflits de couple peuvent dégénérer rapidement et que la justice sanctionne les passages à l’acte, en combinant peine et réparation financière au bénéfice des victimes.