Onze vies fauchées lors d’un vol de découverte
Dimanche 28 juin, un avion s’est écrasé à proximité de l’aérodrome de Nancy-Essey, sur la commune de Tomblaine (Meurthe-et-Moselle). Le bilan est lourd : 11 morts. Selon les éléments communiqués par les autorités et repris par ICI Lorraine, l’appareil transportait cinq moniteurs de parachutisme, cinq élèves venus effectuer un baptême, ainsi que le pilote. Les familles et la communauté sportive locale sont endeuillées, tandis qu’une enquête technique est ouverte pour comprendre ce qui s’est joué en quelques instants.
Le BEA mobilisé pour éclaircir les circonstances
Le Bureau d’enquêtes et d’analyses s’est vu confier la mission d’établir la chaîne des faits et facteurs contributifs. L’organisme souligne l’ampleur inédite du drame pour l’aviation légère.
Le BEA doit déterminer les causes de l’accident d’aviation générale « le plus grave en termes de bilan humain ».
Au-delà des constats initiaux, les prochaines semaines seront consacrées à l’analyse des paramètres de vol, des témoignages, des documents techniques et des procédures, afin de livrer des conclusions étayées. Aucune hypothèse n’est privilégiée à ce stade sur l’origine de l’accident.
Des victimes aux parcours ancrés dans le territoire
Parmi les passagers, plusieurs profils, tous réunis par un même projet de saut découverte. Côté élèves, figurent notamment Cynthia Vally, 48 ans, cadre au bloc opératoire de la polyclinique de Gentilly (Nancy), décrite par sa hiérarchie comme une professionnelle à l’enthousiasme communicatif :
« Très souriante, très joviale », soucieuse de « décrisper le côté dur de notre travail ».
Également victimes, Youssel El Idrissi, 48 ans, comptable domicilié à Tomblaine et joueur du GSA Tomblaine, ainsi que Damien Giacovelli, infirmier libéral à Nancy. Une étudiante infirmière et un lycéen de La Malgrange (Jarville) comptent aussi parmi les personnes décédées.
Du côté des cadres et encadrants du saut, le monde du parachutisme pleure plusieurs figures expérimentées. Pierre Graber assurait l’encadrement des baptêmes ce jour-là. Filip Kovacevic, chevronné avec près de 7 000 sauts, appartenait au club de La Vèze (Doubs). Albéric Moulès, 33 ans, était parachutiste professionnel. Anthony Planchon, instructeur au centre régional de parachutisme de Strasbourg depuis plus d’un an, s’était formé il y a plus de dix ans et avait occupé des fonctions techniques à Lyon Corbas. Davy Tellier, 53 ans, adjudant-chef des sapeurs-pompiers du Var (caserne du Luc-en-Provence), rejoignait l’équipe en tant que passionné. Tous ont péri dans l’accident.
Les personnes identifiées et leurs rôles
| Nom | Âge | Qualité | Ancrage |
|---|---|---|---|
| Cynthia Vally | 48 | Élève (baptême) | Polyclinique de Gentilly, Nancy |
| Youssel El Idrissi | 48 | Élève (baptême) | Tomblaine, GSA Tomblaine |
| Damien Giacovelli | Élève (baptême) | Infirmier libéral à Nancy | |
| Étudiante infirmière | Élève (baptême) | — | |
| Lycéen de La Malgrange | Élève (baptême) | Jarville | |
| Pierre Graber | Moniteur | — | |
| Filip Kovacevic | Moniteur | Club de La Vèze (Doubs) | |
| Albéric Moulès | 33 | Parachutiste professionnel | — |
| Anthony Planchon | Instructeur | CRP Strasbourg | |
| Davy Tellier | 53 | Moniteur / sapeur-pompier | Var, caserne du Luc-en-Provence |
| Pilote | Pilote | — |
Cette liste reprend les éléments rendus publics dans les premières 24 heures, telle qu’elle ressort des informations disponibles lundi. Les autorités n’ont pas communiqué d’éléments supplémentaires sur l’identité du pilote.
Recueillement et accompagnement des proches
Des fleurs ont été déposées près de la zone d’impact, en lisière de la plateforme aéronautique. Dans l’attente des conclusions de l’enquête, l’heure est au recueillement et au soutien aux proches. Les équipes soignantes, sportives et associatives mentionnées parmi les victimes témoignent de la place qu’occupaient ces hommes et ces femmes dans la vie locale.
Ce que l’on sait et ce qui reste à établir
- 11 victimes : cinq moniteurs, cinq élèves en baptême, un pilote.
- Accident survenu à proximité de l’aérodrome de Nancy-Essey, commune de Tomblaine.
- Le BEA mène l’enquête technique ; les causes exactes restent à préciser.
La rédaction locale suivra les avancées de l’enquête et les hommages qui se prépareront dans les prochains jours, en lien avec les familles et les institutions. À ce stade, la priorité demeure l’identification formelle, l’accompagnement des proches et la consolidation des faits par les enquêteurs spécialisés.