Une nuit dacquoise pour un retour attendu
La chaleur de la nuit de mercredi n’a pas freiné l’enthousiasme qui règne chaque année dans le cratère de Dax. Au cœur de la Feria, c’est Mathieu Nogues, écarteur-ganadero de Mouscardès, qui a repris la lumière en remportant le concours landais. À 36 ans, il inscrit son nom pour la troisième fois au palmarès de la cité thermale, marquant un beau come-back après l’annonce d’un départ en 2023.
Son succès n’a pas été flamboyant à chaque instant, mais il a su poser un geste décisif face à Brocadine, concluant un tournoi qu’il a mené avec une détermination renouvelée. La victoire a une saveur particulière après une période où il confessait se sentir quelque peu mis à l’écart de la compétition.
"On va dire que j’avais surtout le sentiment d’avoir été mis un peu de côté de la compétition. Ma fierté, c’est de gagner de nouveau en revenant grâce à mes vaches et à mon équipe."
Les autres figures de la soirée
La joute n’a pas été exempte de déceptions. Gauthier Labeyrie, leader de l’Escalot, a réalisé de belles actions mais a peiné face aux réticences de Mendoza, celle-ci n’ayant pas la volonté de s’employer ce soir-là. Il repart toutefois avec le trophée Ramuntcho, honorant le meilleur écart extérieur.
Parmi les protagonistes notables, Maxime Dessa a fait montre d’une belle régularité sans toutefois mettre en difficulté le lauréat, tandis que Jérôme Costarramone a connu une soirée moins inspirée qu’à Hagetmau. Signalons enfin Djoé Dubos, qui découvrait le rendez-vous dacquois et s’en est sorti avec les honneurs.
- Vainqueur du concours landais : Mathieu Nogues (3e victoire)
- Trophée Ramuntcho (meilleur écart extérieur) : Gauthier Labeyrie
- Sauteurs : Louis Larrère conserve sa couronne
Une Feria qui réaffirme ses traditions
La victoire de Nogues rappelle ces beaux récits landais où des hommes liés à la ganaderia retrouvent les arènes pour y écrire une seconde vie, à l’instar des grandes figures des années passées. Le public dacquois, fidèle et exigeant, a pesé dans la balance : « Dax, c’est exceptionnel », disait le vainqueur, sensible au soutien des tribunes.
Sur le plan sportif, la compétition révèle aussi la part d’aléa propre aux courses et aux comportements des coursières. Mendoza, la coursière évoquée, a influencé le sort de plusieurs concurrents, prouvant que la soirée se joue autant sur le rapport homme-animal que sur la technique pure.
| Épreuve | Lauréat |
|---|---|
| Concours landais (écarteurs) | Mathieu Nogues (Mouscardès) |
| Meilleur écart extérieur (Ramuntcho) | Gauthier Labeyrie |
| Sauteurs | Louis Larrère (conserve son titre) |
Pour les habitants des Landes, ces moments sont autant de rendez-vous festifs et identitaires : ils rappellent la place centrale de la tauromachie landaise dans la vie des villages et des villes, et l’attachement à des gestes transmis de génération en génération. À Dax, la Feria continue d’offrir des instants où la technique se mêle à l’émotion, et où les retours comme celui de Nogues font vibrer la nuit gasconne.
Les prochaines éditions seront scrutées : saura-t-on voir naître d’autres renaissances sur le sable dacquois ? Les arènes, elles, continueront de livrer leurs réponses sous les étoiles.