Faible affluence mais forte émotion autour des restrictions
La mobilisation du 24 octobre dans les Landes s'est traduite par des rassemblements modestes mais marqués par la colère et l'interrogation sur le droit de manifester. Autour des arènes de Mont-de-Marsan, environ 250 personnes se sont réunies sur l'esplanade avant d'obtenir, après discussion, l'autorisation d'effectuer un défilé encadré jusqu'à la préfecture.
À Dax, la situation a été différente : des arrêtés limitant la circulation des manifestants en centre-ville ont conduit une cinquantaine à rester groupés sur place plutôt qu'à défiler. À Biscarrosse, la participation a été très calme, autour de 15 personnes. La journée a donc été marquée par une mobilisation dispersée et moins importante que certains syndicats l'espéraient.
Négociations et mise en garde sur les libertés
À Mont-de-Marsan, après un temps d'hésitation, quatre personnes sont allées négocier avec le commissaire divisionnaire Olivier Calia. Le dialogue a permis d'ouvrir un parcours encadré, la police assurant avoir vérifié l'absence d'objets dangereux lors de contrôles préalables. Pour plusieurs manifestants, l'arrêté préfectoral interdisant initialement le défilé a été perçu comme disproportionné.
« C’est un abus de pouvoir. Il n’y a eu aucun heurt la semaine dernière, pourquoi interdire de manifester aujourd’hui ? On fait un pas en avant vers le fascisme »,
ont déclaré des participants rassemblés autour des arènes. D'autres ont évoqué la crainte d'une mise à mal d'un droit constitutionnel fondamental : celui de manifester. Malgré la tension verbale, la mobilisation est restée pacifique à Mont-de-Marsan, ponctuée de slogans connus comme « Macron, démission ! ».
Chiffres et déroulé
| Commune | Estimations de participants | Faits marquants |
|---|---|---|
| Mont-de-Marsan | 250 | Défilé autorisé après négociation, parcours encadré |
| Dax | 70 | Interdiction de circulation en centre-ville, rassemblement statique |
| Biscarrosse | 15 | Rassemblement limité |
Ce que cela dit de la vie locale
Sur le pavé landais, les réactions mêlent inquiétude démocratique et volonté de se faire entendre. Les syndicats ont dénoncé dans un communiqué un recul démocratique, tandis que certains habitants craignent que des mesures préventives soient interprétées comme des atteintes aux libertés publiques. Les autorités, elles, justifient leurs décisions par des préoccupations de sécurité et par la nature spontanée de certains rassemblements.
- La mobilisation est restée majoritairement pacifique.
- Le dialogue local a permis, à Mont-de-Marsan, d'aboutir à un compromis.
- La question des arrêtés limitant le droit de manifester risque de nourrir des débats dans les jours qui viennent.
Dans les Landes, ce 24 octobre laisse un goût amer à certains et l'envie de croiser revendication et discussion à l'échelle locale. Les prochains jours diront si ce flottement ponctuel se transforme en mouvement plus structuré ou s'il s'agit d'une journée isolée dans le calendrier des mobilisations.