Une vente passée qui pourrait rapporter enfin à l’OM
Recruté par l’Olympique de Marseille lors du mercato d’été 2023, Iliman Ndiaye avait quitté le club phocéen pour Everton après une saison jugée en demi‑teinte. Si, à l’époque, le transfert avait été évalué autour de 20 millions d’euros, le parcours du joueur en Premier League a depuis suscité des regards envieux du côté de Marseille.
Les derniers éléments en provenance d’Angleterre chiffrent aujourd’hui la valeur du Sénégalais autour de 55 millions d’euros. Plusieurs pistes, dont des intérêts venus d’Arabie saoudite, ont été évoquées pour un mouvement estival. Or, lors de sa vente, l’OM a pris soin d’insérer une clause garantissant 10 % sur la plus‑value en cas de revente par Everton.
Ce que cela représenterait concrètement
Si Everton s’alignait sur une offre proche de l’évaluation actuelle et vendait Ndiaye pour sensiblement plus que son prix d’achat, l’OM toucherait un pourcentage de la différence. Les montants rapportés peuvent sembler modestes au regard des sommes en jeu mais ils constituent une rentrée non négligeable pour les comptes d’un club occidental confronté aux tensions financières du football moderne.
- Prix d’achat (estimé) : ~20 M€
- Valeur estimée actuelle : ~55 M€
- Clause OM : 10 % sur la plus‑value
Pour illustrer ce mécanisme, voici un tableau récapitulatif des montants apparents, tels que rapportés :
| Élément | Montant |
|---|---|
| Prix d’achat approximatif (Everton) | 20 M€ |
| Valeur évoquée aujourd’hui | 55 M€ |
| Pourcentage conservé par l’OM | 10 % de la plus‑value |
Conséquences et contexte pour le football français
Sur le papier, si Everton revendait Ndiaye pour une somme supérieure d’environ 30 millions d’euros au prix d’achat, l’OM récupérerait environ 3 millions d’euros. Cette rentrée serait surtout symbolique : elle marque la capacité des clubs français à négocier des clauses de revente qui compensent, partiellement, des ventes jugées prématurées ou sous‑valorisées.
Au-delà du cas individuel, ce type d’opération est représentatif des stratégies financières qui se développent entre la Ligue 1 et les championnats étrangers, notamment la Premier League ou des marchés émergeants. Pour les supporters, la situation alimente un sentiment mêlé d’amertume et de satisfaction — amertume parce que l’attaquant a montré en Angleterre un niveau convaincant, satisfaction parce que le club récupérera une part de la plus‑value.
Reste à savoir si Everton acceptera une offre suffisamment élevée pour déclencher le versement à l’OM. Les prochaines semaines du mercato d’été seront déterminantes pour trancher la question.
Gérald Pradines, correspondant dans le Lot pour InfoRadar.