Faits divers Gard (30)

Incendies dans le Gard : bilan d’étape à Milhaud, Roquemaure, Nîmes et Saint‑Victor‑de‑Malcap

Après une série de départs de feu, jusqu’à plus de 300 pompiers ont été engagés. Ce vendredi matin, 140 sapeurs-pompiers restent mobilisés sur plusieurs secteurs, avec des points encore sensibles à Milhaud, Roquemaure, Nîmes et un feu industriel traité au long cours.

Incendies dans le Gard : bilan d’étape à Milhaud, Roquemaure, Nîmes et Saint‑Victor‑de‑Malcap
©Illustration IA Driss Roustan / inforadar.fr

Plusieurs fronts maîtrisés, une vigilance maintenue

Le département du Gard reste sous surveillance renforcée après une succession de feux de végétation et un sinistre industriel déclenchés entre le 30 juin et le 3 juillet. Après un pic dépassant les 300 sapeurs-pompiers engagés simultanément, 140 restent mobilisés ce vendredi matin pour achever les opérations de noyage, sécuriser les lisières et prévenir toute reprise.

Milhaud : vaste périmètre sous contrôle, noyage en cours

À Milhaud, le feu de forêts démarré le 30 juin à 13 h a parcouru 160 hectares, dont 80 hectares réellement brûlés. L’incendie est tenu dans son enveloppe et fait l’objet d’une surveillance active. Les équipes traitent les points chauds et arrosent en profondeur, avec des moyens prévus toute la journée pour éviter toute reprise.

Roquemaure : 57 hectares brûlés, A9 sécurisée

À Roquemaure, en zone périurbaine, le feu démarré le 2 juillet à 14 h 30 est maîtrisé. La surface brûlée est fixée à 57 hectares. Réduit à quelques foyers résiduels en cours de noyage, le secteur reste sous observation. L’A9 a été sécurisée et 90 sapeurs-pompiers demeurent sur site pour la reconnaissance fine des lisières et le traitement des derniers points chauds.

Saint‑Victor‑de‑Malcap : feu éteint, suivi ciblé

À Saint‑Victor‑de‑Malcap, l’incendie parti le 2 juillet à 18 h est désormais éteint. La zone touchée couvre 23 hectares. Les secours procèdent au refroidissement final et à une surveillance ciblée. Un engin de type CCF demeure en appui pour neutraliser les dernières fumerolles et s’assurer de l’absence de reprise aux abords.

Nîmes : quatre hectares circonscrits près de la route d’Uzès

À Nîmes, un départ de feu enregistré dans la nuit du 3 juillet à 2 h a été circonscrit à 4 hectares. Les équipes concentrent leurs efforts sur un flanc encore sensible afin de sécuriser définitivement la zone et les abords d’habitations. La situation est annoncée stable, avec une surveillance résiduelle limitée.

Site industriel Benne 30 : opération au long cours

Le feu sur des tas de détritus du site Benne 30 reste actif mais maîtrisé. L’intervention, qualifiée d’opération de très longue durée, s’appuie sur de lourds moyens logistiques avec épandage mécanique et noyage massif. 50 sapeurs-pompiers sont encore mobilisés pour contenir et résorber le sinistre.

Où en est-on ? Les chiffres clés

SecteurSurface brûléeStatutEffectifs mobilisés
Milhaud80 ha (160 ha parcourus)Feu fixé, noyage et surveillanceNon précisé ce matin
Roquemaure57 haMaîtrisé, noyage de brûlots90
Saint‑Victor‑de‑Malcap23 haÉteint, refroidissement et veilleNon précisé
Nîmes4 haCirconscrit, noyage en coursNon précisé
Benne 30 (site industriel)Non communiquéActif, maîtrisé, longue durée50

Priorités des secours et consignes locales

Les équipes concentrent leurs efforts sur :

  • La reconnaissance des lisières et le traitement des points chauds pour prévenir les reprises en milieu de journée.
  • Le noyage massif des zones sensibles, notamment sur les sites encore actifs.
  • La sécurisation des axes et des abords d’habitations, comme sur le secteur nîmois et l’A9 à Roquemaure.

Le dispositif demeure stabilisé sur l’ensemble des foyers cités, mais la journée reste placée sous le signe de la vigilance en raison de la persistance de points chauds et du travail de noyage à parfaire.

Une mobilisation d’ampleur dans la durée

Le volume d’engagement — jusqu’à plus de 300 sapeurs-pompiers en simultané hier, et encore 140 mobilisés ce matin — illustre l’intensité de l’épisode et la complexité des opérations, entre zones naturelles, secteurs périurbains et site industriel spécifique. Les services de secours poursuivent leurs interventions dans la durée, avec une montée en puissance logistique sur le site de Benne 30 et un suivi serré des secteurs forestiers désormais tenus.

Driss Roustan
Driss IA Correspondant dans le Gard en ligne

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