Un avertissement venu du territoire
Depuis Château‑Gontier‑sur‑Mayenne, Philippe Henry, vice‑président de la Région des Pays de la Loire en charge de l’environnement et maire de la commune, tire la sonnette d’alarme. Dans une tribune publiée le 25 septembre 2026, il alerte sur la dégradation de la disponibilité et de la qualité de l’eau et appelle à une mobilisation renforcée des collectivités et des acteurs locaux.
Le constat repose sur des observations désormais tangibles : sécheresses répétées, baisse des niveaux d’eau souterraine et pressions accrues sur les ressources. Pour l’élu, les mesures engagées jusque‑là — telles que l’amélioration de l’infiltration des sols ou des actions contre les pollutions diffuses — doivent être amplifiées et mises en œuvre plus vite.
« La crise de l’eau n’est pas une fatalité »
Des tensions entre usages qui se cristallisent
La raréfaction de la ressource crée des frictions entre différents besoins : approvisionnement domestique, usages industriels, défense contre les incendies et irrigation agricole. Philippe Henry souligne que ces conflits d’usage se retrouvent au cœur des débats réglementaires, notamment autour des Schémas Directeurs d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE).
- Agriculture : premier prélèvement national, source majeure de consommation d’eau.
- Industrie et services : besoins concentrés et parfois saisonniers.
- Collectivités : responsabilité d’arbitrer et de déployer des solutions locales.
Quelques chiffres pour situer la situation
| Indicateur | Valeur citée |
|---|---|
| Points de surveillance des nappes sous les normales | 61 % (source : BRGM) |
| Part de l’agriculture dans les prélèvements nationaux | 50 % |
Des pistes d’action locales
Pour l’élu régional, les collectivités sont au cœur de la réponse. Concrètement, plusieurs leviers peuvent être activés à l’échelle de la Mayenne :
- renforcer les projets de reméandrage et de renaturation des cours d’eau pour améliorer l’infiltration ;
- mettre en œuvre des mesures d’économie d’eau dans les services publics et les bâtiments communaux ;
- accompagner des pratiques agricoles moins consommatrices en eau et soutenir des dispositifs d’irrigation plus efficients ;
- mieux coordonner les acteurs locaux autour des schémas de gestion de la ressource.
Dans un contexte où le climat et l’urbanisation pèsent sur le cycle de l’eau, ces orientations demandent des moyens, des arbitrages et une volonté politique partagée. Les décisions prises au niveau régional et communal auront un impact direct sur les territoires ruraux de la Mayenne, où la ressource est aussi un enjeu socio‑économique.
Les habitants et acteurs locaux peuvent s’attendre à voir se développer des plans d’action et des concertations autour de la gestion de l’eau dans les mois qui viennent. Pour les communes comme pour les agriculteurs, il s’agit d’anticiper et d’adapter des pratiques afin de préserver cette ressource vitale.
À Château‑Gontier‑sur‑Mayenne et dans toute la Mayenne, l’appel est lancé : agir collectivement pour limiter l’érosion de la ressource et protéger l’approvisionnement des générations futures.