Renfort depuis la Guyane pour soutenir les recherches au large du Guyana
La catastrophe maritime qui a touché le ferry MV Barima a déclenché une réponse rapide des autorités françaises : un avion Casa des Forces armées en Guyane (FAG) s'est posé lundi pour acheminer une équipe spécialisée et du matériel au Guyana, afin d'appuyer les opérations de recherche, de sauvetage et de récupération des victimes.
Selon le dernier bilan communiqué, 69 personnes ont été rescapées, 27 sont décédées et 83 restent portées disparues. Ces chiffres, établis par les autorités guyaniennes, sont toutefois difficiles à préciser du fait d'une liste d'embarquement non conforme à la réalité constatée à bord.
Le déploiement français s'est organisé dans le cadre des accords de coopération militaire liant la Guyane française et le Guyana. Contactés en pleine nuit, les ministères français de la Défense et des Affaires étrangères ont ouvert une cellule de crise et confié aux forces stationnées en Guyane la mission d'envoyer un renfort sur place.
Au total, 15 membres du contingent français sont arrivés dans la région de l'Essequibo : douze plongeurs spécialisés, deux secouristes et un mécanicien, placés sous le commandement du lieutenant de vaisseau Alexis Touboul. Ils ont été accueillis par le président Irfaan Ali et les hauts responsables militaires guyanien.
- Objectif : accroître les capacités de repérage et de récupération dans une zone maritime vaste et soumise à de forts courants.
- Contraintes : zone isolée, épave dérivante, triangulation de l'appel de détresse rendue difficile.
- Coordination : appui des forces guyaniennes et mobilisation de bateaux privés et de pêcheurs locaux signalée par les autorités.
La nature même du drame — survenu de nuit, dans une zone reculée et avec des courants puissants — complique les opérations. L'épave aurait été retrouvée chavirée et dérivante, ce qui exige des interventions rapides et spécialisées pour la recherche des victimes et la sécurisation du site.
| Paramètre | Chiffre |
|---|---|
| Personnes rescapées | 69 |
| Décès | 27 |
| Portés disparus | 83 |
| Équipe française envoyée | 15 personnes (12 plongeurs, 2 secouristes, 1 mécanicien) |
Pour la population guyanaise, distante et dispersée, ces développements rappellent la fragilité des liaisons maritimes en zones isolées et l'importance des dispositifs de coopération régionale. Les familles des victimes et les communautés des zones fluviales de l'Essequibo sont particulièrement affectées ; les autorités guyaniennes demandent à toute personne concernée de signaler rapidement un proche disparu pour permettre l'ajustement du bilan.
Sur le terrain, la priorité reste désormais la poursuite des recherches, la prise en charge des rescapés et l'identification des victimes. Le renfort français vise à apporter un complément de moyens techniques et humains face à une situation où la précision des listes d'embarquement et la contrainte géographique compliquent la conduite des opérations.
Info pratique : en cas de proches portés disparus dans ce naufrage, les autorités guyaniennes invitent les familles à contacter les numéros officiels de gestion de crise pour fournir toute information utile à l'enquête et aux recherches.