Le Département passe à l'offre pour la Boisserie
Le dossier de la Boisserie, la maison acquise en 1934 par Charles et Yvonne de Gaulle à Colombey-les-Deux-Églises, franchit une étape notable. Réunis en commission permanente le 18 septembre, les élus départementaux ont mandaté le président du conseil départemental, Nicolas Lacroix, pour présenter à la famille de Gaulle une proposition d'achat d'un montant de 1,5 million d'euros, somme incluant le mobilier.
Ce geste n'entraîne pas d'acquisition automatique : il ouvre une nouvelle phase de discussions et de négociation avec les héritiers. Le Département explique que ce chiffrage repose sur deux expertises distinctes réalisées récemment.
| Évaluation | Montant |
|---|---|
| Domaines | 840 000 € |
| Cabinet Mercure | 1 200 000 € |
| Offre départementale (mobilier inclus) | 1 500 000 € |
Selon les élus, l'objectif principal est de préserver la Boisserie et d'assurer sa disponibilité pour le public à long terme, tout en consolidant les liens avec le Mémorial Charles-de-Gaulle, géré depuis le 1er mai 2026 par le Département.
« La commission permanente a donc autorisé à une large majorité [...] le président à présenter une offre d’achat d’un montant de 1,5 million d’euros, mobilier compris. »
Dans son post informant de la décision, le président a rappelé que la démarche vise à « préserver durablement la Boisserie et garantir son ouverture au public » et à renforcer les synergies avec le Mémorial. Ces orientations vont dans le sens des souhaits exprimés publiquement par certains membres de la famille de Gaulle, qui ont indiqué vouloir que la demeure demeure accessible et respectée.
Pour la commune de Colombey-les-Deux-Églises, lieu de mémoire et point d'attraction touristique, l'issue de ces négociations est importante : l'acquisition par le Département permettrait une gestion publique unifiée du site et du Mémorial, facilitant la programmation culturelle, la conservation du patrimoine et l'accueil des visiteurs.
- La proposition s'appuie sur deux expertises convergentes mais distinctes.
- Le montant annoncé inclut le mobilier, élément jugé central pour l'authenticité du lieu.
- La décision lance une phase de négociation mais n'entraîne pas de transfert de propriété immédiat.
Reste à connaître la réponse des héritiers et le calendrier des discussions. Si un accord est trouvé, le Département devra ensuite préciser le mode de gestion, les modalités d'ouverture au public et les investissements éventuels pour l'entretien et la sécurisation du site. À défaut d'accord, d'autres scénarios — conservation par la famille, cession à un autre opérateur public ou privé — restent possibles, avec des conséquences variables pour la fréquentation et la mise en valeur du patrimoine local.
Pour les habitants et acteurs touristiques de la Haute-Marne, cette proposition témoigne d'une volonté institutionnelle de sauvegarder un élément central de la mémoire nationale implanté sur le territoire départemental. La suite dépendra désormais des échanges entre le conseil départemental et les représentants de la famille de Gaulle.