Une garde à vue au cœur de Paris
Ce lundi 3 août, le chef cuisinier Jean Imbert a été placé en garde à vue à Paris. L’événement intervient dans le cadre d’une enquête ouverte pour violences par conjoint ou concubin, conduite par le commissariat du 16e arrondissement et confiée au parquet de Paris.
La procédure met en lumière plusieurs plaintes déposées par des femmes qui ont été en couple avec le chef. Selon les informations rendues publiques, trois plaintes pèsent aujourd’hui sur lui. Des faits anciens sont cités par certaines plaignantes, ce qui n’a pas empêché l’ouverture d’une enquête et la convocation de l’intéressé.
« il répond à toutes les questions des enquêteurs »
Ses avocates ont indiqué que l’homme de 45 ans s’était présenté à son audition avec « de nombreux documents, pièces, autant d’éléments matériels solides qui étayent sa version des faits ». Elles précisent qu’il est « entendu » et coopère avec les services de police.
Des plaintes qui remontent parfois à plus de dix ans
Parmi les plaignantes citées par les médias figure l’ancienne comédienne Lila Salet, qui a déposé une plainte à l’été 2025 pour des faits allégués en 2012–2013. En mars, l’ex-Miss France Alexandra Rosenfeld a également déclaré avoir déposé plainte pour des événements supposés s’être produits entre 2012 et 2014. Le parquet s’était jusque-là refusé à communiquer le nombre exact et l’identité des plaignantes « tant pour le respect de leur intimité que pour préserver les chances de prospérer de l’enquête ».
- Date de la garde à vue : 3 août 2026
- Nombre de plaintes citées : trois (selon BFMTV)
- Période des faits dénoncés : années 2012–2014 pour certaines plaintes
Un dossier sensible pour la justice et l’opinion
La mise en garde à vue d’une personnalité médiatique réactive immédiatement l’attention publique. Pour les enquêteurs, la difficulté est double : instruire des faits anciens, parfois sans témoins directs contemporains, et protéger l’anonymat et la parole des plaignantes. Pour la défense, il s’agit de réunir des éléments matériels permettant de contester les accusations.
| Élément | Information connue |
|---|---|
| Âge du mis en cause | 45 ans |
| Plaignantes citées | Lila Salet (plainte été 2025), Alexandra Rosenfeld |
| Période évoquée | 2012–2014 pour certaines plaintes |
Le parquet de Paris et les services de police restent prudents dans leurs communications, rappelant le respect de l’enquête en cours. Les investigations doivent maintenant établir la matérialité des faits, leur date, et déterminer les suites judiciaires à donner, qui pourront aller d’un classement sans suite à une mise en examen selon les éléments recueillis.
Sur le pavé parisien, l’affaire relance le débat sur la manière dont sont traitées les plaintes pour violences conjugales portées contre des personnalités publiques : l’équilibre entre la présomption d’innocence, la protection des victimes et la transparence de l’action judiciaire est, une fois encore, au cœur des enjeux.
La garde à vue se poursuivait dans la journée ; la suite dépendra des auditions, des pièces produites par la défense et des investigations complémentaires ordonnées par le parquet.