Une suspension qui relance le débat sur la vénerie sous terre
Le tribunal administratif d’Orléans a rendu, le 22 juillet 2026, une décision importante : l’arrêté préfectoral du 30 juin autorisant la chasse du blaireau en Indre‑et‑Loire entre le 15 mai et le 15 septembre a été suspendu. Ce texte, qui s’inscrivait dans un plan triennal de gestion du mustélidé, faisait l’objet d’un recours déposé par plusieurs associations de protection animale.
Parmi les plaignants se trouvent One Voice, l’Aspas et Aves France, qui ont salué la décision comme une « victoire ». Dans son communiqué, One Voice a estimé que la mesure permettrait de préserver de nombreuses vies animales cette année.
« Ce sont donc 700 vies sauvées cette année »
Cette suspension porte essentiellement sur la question de la vénerie sous terre, une technique de chasse au cours de laquelle des chiens hantent les terriers pour débusquer les blaireaux. Les associations estiment que cette méthode est cruelle. Les chasseurs, eux, défendent une pratique ancienne qu’ils présentent comme une tradition et, selon eux, un moyen de gérer des situations où les terriers perturbent des activités humaines ou présentent un risque.
- Durée de l’autorisation contestée : 15 mai – 15 septembre.
- Acteurs du recours : One Voice, Aspas, Aves France.
- Décision rendue : suspension de l’arrêté par le tribunal administratif d’Orléans le 22 juillet 2026.
Les représentants des veneurs, tout en déplorant la décision, n’entendent pas en rester là. Ils annoncent leur volonté de poursuivre le combat afin de maintenir une période de chasse la plus étendue possible pour le blaireau. Le contentieux illustre la tension durable entre impératifs de protection animale et revendications cynégétiques dans plusieurs territoires.
| Élément | Valeur |
|---|---|
| Arrêté préfectoral | 30 juin 2026 |
| Période autorisée (contestée) | 15 mai – 15 septembre |
| Décision judiciaire | Suspension le 22 juillet 2026 |
Sur le plan local, cette affaire pourrait avoir des répercussions pratiques pour les chasseurs et les gestionnaires de la faune. La suspension empêche pour l’instant la mise en œuvre de l’ouverture telle qu’énoncée dans l’arrêté ; elle laisse également la porte ouverte à d’autres recours et à des débats futurs devant les juridictions administratives. Les associations espèrent que la décision marquera un tournant dans la manière d’encadrer la chasse du blaireau, notamment en ce qui concerne les techniques jugées les plus problématiques.
Enfin, au‑delà de la polémique sur une méthode particulière, l’affaire relance la question plus large de la coexistence entre pratiques humaines et conservation des espèces. À défaut d’un consensus local, c’est la voie judiciaire qui continue d’être choisie par les opposants à la vénerie sous terre pour faire évoluer la réglementation.
Des suites judiciaires sont attendues, et la situation restera à suivre pour connaître l’impact définitif de cette décision sur la saison de chasse à venir et sur les règles qui encadreront, à terme, la gestion du blaireau en région.