Départ en Biscaye, escales basques : une semaine de mer pour le Teink
Ce lundi 27 juillet, la 32e édition du trophée Teink démarre depuis le petit port de Zierbena, à l’ouest de la Biscaye. Au total, ce sont 26 équipages et 78 participants qui vont se relayer à la pagaie pendant six jours, pour couvrir près de 90 milles nautiques et enchaîner des escales dans plusieurs ports du littoral.
Les images de la montée dans les cars, dimanche au Pavillon bleu de Saint-Jean-de-Luz, témoignent d’un mélange de bonne humeur et de détermination. Matelas, coussins et protections sont de rigueur : la course est éprouvante pour les corps et exigeante pour le moral. La compétition mêle visées chronométrées et recherche de dépassement personnel, selon le profil des équipages.
« On sait qu’on va souffrir, mais on y retourne ! »
Cette formule, entendue régulièrement parmi les rameurs, résume l’esprit du Teink : une aventure maritime collective, parfois spartiate, mais riche d’expériences humaines et sportives. Les participants préparent aussi leur nuitée dans des gymnases ou locaux associatifs, où le confort reste rudimentaire mais secondaire face à l’attrait de la mer.
- Durée : 6 jours de compétition
- Participants : 26 bateaux, 78 rameurs
- Distance approximative : 90 milles nautiques
- Escales : Armintza, Elanxobe, Mutriku, Orio, Fontarabie
La course puise ses racines dans une initiative de 1993, lancée par quatre pionniers ; depuis, elle a su fidéliser des passionnés, lesquels alternent performance et goût du partage. Certains équipages viseront les meilleurs chronos et la victoire au classement des contre-la-montre, d’autres chercheront avant tout à « être à la hauteur » et à vivre l’épopée collective.
| Port étape | Rôle |
|---|---|
| Armintza | Escale |
| Elanxobe | Escale |
| Mutriku | Escale |
| Orio | Escale |
| Fontarabie | Escale et arrivée partielle |
Pour les clubs et bénévoles du Pays basque et du Béarn côtier, l’événement est l’occasion de renforcer les liens entre amateurs de mer, riverains et visiteurs. Les autorités portuaires et les organisateurs veillent au volet sécurité ; la navigation reste exposée aux aléas météo et aux contraintes de la haute mer, rappelant que performance rime avec prudence.
Les observateurs locaux pourront suivre à terre les retours d’étapes et les temps forts lors des escales. Pour les riverains et les amoureux du large, le Teink offre d’ici la fin de semaine une fenêtre sur une tradition maritime très ancrée, où l’effort collectif et la camaraderie tiennent autant de place que le chrono.