Une édition relevée entre Marvejols et Mende
La 53e édition de Marvejols–Mende s’est conclue ce dimanche 19 juillet 2026 au foirail de Mende, avec les victoires de Cyrus Kipkemoi et Janeth Kiptoo. Le parcours de 22,4 km, réputé pour son relief, a une nouvelle fois réuni plusieurs milliers de participants venus de différentes nations, et un public fidèle sur les points clés du tracé.
Un tracé exigeant et des repères emblématiques
Au menu, une succession de montées et de descentes qui fait la réputation de la course. Les spectateurs étaient nombreux au Goudard, qualifié de
« le col mythique », pour encourager le peloton. L’ascension et la relance vers Mende ont, comme chaque année, fait la décision.
- Départ en faux-plat avant d’attaquer le col du Goudard (environ 4,2 km à près de 8 %).
- Longue descente vers la Planchette (près de 4,9 km autour de 7 %).
- Montée vers le col de Chabrits jusqu’à Chabannes (environ 4,9 km à un peu plus de 4 %).
- Plongée finale sur le foirail de Mende (environ 4,4 km à 3,5 %).
Les podiums 2026 et les repères chronométriques
| Catégorie | 1er | 2e | 3e | Temps |
|---|---|---|---|---|
| Hommes | C. Kipkemoi (KEN) | F. Muhitira (RWA) | K. Kibet (KEN) | 1h12'54" - 1h14'18" - 1h14'34" |
| Femmes | J. Kiptoo (KEN) | V. Chemutaien (UGA) | M. Coste (FRA) | 1h25'24" - 1h25'43" - 1h25'49" |
Le record masculin reste la propriété de Luka Kanda en 1h10'09" (2011). Côté féminin, la meilleure marque demeure celle d’Hafida Gadi en 1h21'48" (2004).
Performances lozériennes et mendoises
Le premier Français, Mousaab Hadout, prend la 8e place en 1h15'44". Chez les engagés du cru, le Lozérien des Salta Bartas Jérôme Négron boucle l’épreuve en 1h21'40" pour la 27e place au général et la 2e chez les espoirs.
Chez les femmes, la Mendoise Anne Moulin s’offre à nouveau le rang de 1re Lozérienne avec un temps de 1h29'11". Elle se classe 65e au général et 8e au scratch féminin.
Mende, ligne d’arrivée et point de ralliement
La descente sur la capitale lozérienne et l’arche d’arrivée au foirail ont confirmé le statut d’étape majeure pour Mende, point final d’un effort irrégulier et usant. L’affluence au bord des routes, notamment au Goudard à 1018 m d’altitude, a rappelé l’attachement local à cette classique estivale.
Un rendez-vous qui s’inscrit dans la durée
À l’heure des bilans, l’édition 2026 s’illustre par la densité internationale des podiums et la constance des références chronométriques. Marvejols–Mende conserve son identité : une course de montagne accessible mais sélective, qui relie deux villes lozériennes et offre à Mende un moment fort du calendrier sportif de l’été.